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HydroSerre Mirabel: quand la diversité a bon goût

Propriétaires d'HydroSerre Mirabel, Sylvain Terrault et Chantal Desjardins espèrent... (Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale)

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Propriétaires d'HydroSerre Mirabel, Sylvain Terrault et Chantal Desjardins espèrent doubler leur chiffre d'affaires d'ici cinq ans en diversifiant leur production.

Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale

Après avoir traversé une décennie en dents de scie, Sylvain Terrault, président d'HydroSerre Mirabel, est à nouveau prêt à innover. Le producteur québécois de laitue Boston et de mâche veut doubler ses ventes d'ici cinq ans.

Il fait cependant face à un dilemme. Il veut diversifier sa production pour assurer la pérennité de sa PME. Mais il hésite à investir massivement dans ses serres hydroponiques, qui coûtent une fortune à exploiter.

L'annonce le mois dernier d'une politique de souveraineté alimentaire par le gouvernement du Québec plaît à Sylvain Terrault. Ça signifie que ses produits auront plus que jamais la cote. Mais surtout, il pourrait voir une partie de ses frais d'exploitation baisser, puisque les élus provinciaux envisagent de réduire, parfois jusqu'à 25%, les frais d'électricité des producteurs en serres.

Il en coûte environ 1 million par année à HydroSerre Mirabel pour chauffer et exploiter (mazout, biomasse et électricité) ses installations de Mirabel, Ham-Nord et Sainte-Clothilde. Un coup de pouce gouvernemental permettrait à l'entreprise d'épargner de 75 000 à 100 000$ annuellement.

La PME de 150 employés, dont 40 travailleurs étrangers, produit environ 15 millions de pommes de laitue par an. Son mode de culture hydroponique en circuit fermé lui permet de réutiliser son eau. De la graine à la laitue de quelque 200 grammes, dont la durée de vie est d'environ 12 jours, il faut compter une moyenne de 60 jours de production.

HydroSerre Mirabel, qui célèbre ses 25 ans de fondation cette année, ne sait donc pas quelle avenue elle empruntera pour diversifier sa production. «Allons-nous faire une acquisition ou travailler avec des sous-traitants? Nous ne le savons pas encore. Mais nous sommes plus que jamais à l'écoute des occasions», explique Sylvain Terrault, 49 ans.

Chose certaine, la PME ne peut plus uniquement compter sur la vente de laitue Boston, même si ses produits trouvent preneurs jusqu'à Washington (D.C.). La Boston ne représente que 2% des ventes de laitues en Amérique du Nord. Les laitues iceberg et romaine occupent chacune 35% du marché.

L'entreprise québécoise a donc déjà commencé à séduire les papilles des consommateurs. Elle produit et commercialise depuis peu la mâche, une plante herbacée d'origine méditerranéenne très prisée en Europe. HydroSerre Mirabel offre également le MixFolie, un mélange de salades prêt à manger. Ses produits sont vendus, selon la saison, de 0,99 à 3,99$.

Livrer de la qualité

Les produits de marque Mirabel sont disponibles partout au Québec, où la PME tire 50% de ses revenus. Le reste des ventes provient des États-Unis. La faiblesse du dollar canadien avait permis à l'entreprise de connaître une forte croissance chez l'Oncle Sam.

«Nous avons accès à un marché de 150 millions de personnes. Nous devons prendre les meilleures décisions possible. Il faut non seulement miser sur des produits qui vont plaire aux gens, mais encore être capable de livrer de la qualité et de maintenir cette qualité à l'année», dit Sylvain Terrault.

M. Terrault et son frère Daniel, qui s'est joint à l'entreprise il y a trois ans, reviennent de la foire commerciale organisée par la Canadian Produce Marketing Association (CPMA) à Toronto. Ils y ont présenté leur mâche, mais également une autre nouveauté: des betteraves coupées que la PME reçoit entières d'un producteur québécois, mais qu'elle transforme dans ses installations de Mirabel. De la laitue «bébé romaine», voire des produits «hydrobiologiques», sont également dans la ligne de mire de la PME.

De meilleurs lendemains

HydroSerre Mirabel ne l'a pas eu facile au cours de la dernière décennie. Au faîte de sa gloire en 2007, son chiffre d'affaires atteignait 20 millions. Un an plus tard, il chutait à 8 millions. Depuis, la PME a remonté la pente: ses ventes sont actuellement de 15 millions.

Lorsqu'il est devenu l'un des principaux actionnaires de l'entreprise en 2003, Sylvain Terrault avait de grandes ambitions. Il a vendu 50% des parts de la PME à des investisseurs américains avec qui il a fait construire des serres hydroponiques au Tennessee. D'autres succursales devaient voir le jour en Californie, puis au Mexique.

Mais en 2008, une souche du phytophthora a pour ainsi dire décimé une partie de la production de la PME à ses installations des Basses-Laurentides. «La chicane a pris entre les actionnaires. Ça s'est terminé par un divorce dans lequel j'ai dû céder les serres au Tennessee. Ironiquement, j'ai aidé à créer ce qui est aujourd'hui l'un de mes gros concurrents», explique Sylvain Terrault.

Depuis 2008, l'homme d'affaires est propriétaire à 100% d'HydroSerre Mirabel avec sa conjointe Chantal Desjardins, elle aussi comptable agréée de formation.

HYDROSERRE MIRABEL

- Secteur d'activités: production en serres hydroponiques de laitue Boston et de mâche

- Siège social: Mirabel

- Chiffre d'affaires: 15 millions

- Employés: 150, dont 40 travailleurs étrangers

- Objectif: doubler son chiffre d'affaires en diversifiant sa production dans ses installations existantes, en procédant à une acquisition ou par le truchement d'une collaboration avec un sous-traitant.




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