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Lotus Aroma: le pari américain

Jean Colas et Robert P. Boisvert, de la... (Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale)

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Jean Colas et Robert P. Boisvert, de la PME Lotus Aroma, ne ménagent aucun effort pour développer le marché américain.

Photo Stéphane Champagne, collaboration spéciale

Investir le marché américain avec des produits cosmétiques novateurs peut sembler relativement facile pour des entrepreneurs chevronnés. Rien n'est plus faux. Robert P. Boisvert et Jean Colas le savent mieux que quiconque. Depuis un an, les deux actionnaires de Lotus Aroma préparent méticuleusement leur entrée chez l'Oncle Sam, où ils souhaitent tripler le chiffre d'affaires de leur PME d'ici 2016.

«C'est comme si nous repartions à zéro», explique Jean Colas. Il ne saurait mieux dire! Même si leurs produits sont présents dans toutes les pharmacies du Québec et, donc, qu'ils s'y connaissent en ventes au détail, les propriétaires de Lotus Aroma ont dû complètement revoir leur stratégie d'affaires afin de pénétrer le marché des États-Unis.

«C'est dans les magasins de produits naturels, et non les pharmacies, que des produits comme les nôtres sont vendus aux États-Unis. C'est la même chose dans le reste du Canada. C'est drôle à dire, mais on a soulevé l'intérêt des Canadiens en se faisant remarquer aux États-Unis. Notre aventure américaine va donc nous servir pour le ROC», affirme pour sa part le président de l'entreprise, Robert P. Boisvert.

Lotus Aroma se présente comme un fabricant de produits d'aromathérapie et de dermocosmétiques naturels. Elle commercialise 80 produits, dont des crèmes pour le corps, des gels-bain, des bruines d'ambiance, des huiles essentielles, etc. Ses revenus annuels sont d'environ 2 millions.

Chaque fois qu'elle augmentera ses revenus de 200 000$, la PME devra embaucher un nouvel employé, dit Jean Colas, premier vice-président, ventes et marketing. Si son chiffre d'affaires passe de 2 à 6 millions, tel que projeté, ce sont donc 20 nouveaux emplois qui s'ajouteront aux 64 existants.

Après avoir trouvé un agent manufacturier au sud de la frontière il y a un an, la PME de Sainte-Julie s'est tout d'abord fait dire qu'elle devait revoir l'image de ses produits. Bref, elle a dû redessiner ses étiquettes et reformuler les informations inscrites dessus. Elle s'y est appliquée, notamment avec le concours d'un consultant de Boston.

Ses produits à l'image rafraîchie en poche, Lotus Aroma participait, en mars dernier, à ExpoWest en Californie qui, avec ses 2000 exposants, est la plus importante foire commerciale en matière de produits naturels (nourritures, produits cosmétiques, etc.) sur le continent.

À ce jour, la PME a déjà investi au bas mot 150 000$ dans son aventure au sud de la frontière. Et c'est loin d'être terminé. Sous la supervision de l'agent manufacturier, pas moins de 25 représentants sillonneront l'ensemble des États américains afin de faire connaître la marque Lotus Aroma.

Jean Colas devra personnellement se charger de former tout ce beau monde en sol américain. Rien pour effrayer ce quinquagénaire qui a notamment travaillé pour L'Oréal dans les années 80 et qui, par la suite, a défriché le marché nord-américain pour la française Pierre Fabre, reconnue pour ses produits Klorane, Galénic et autre René Furetere.

Pour couronner le tout, Lotus Aroma s'apprête à ouvrir un entrepôt dans l'État du Vermont. «Le fait d'avoir des installations là-bas va notamment faciliter les questions de douanes et de délais de livraison», dit Robert P. Boisvert, 56 ans, qui s'est lancé dans les cosmétiques après avoir vendu à une société américaine son entreprise de distribution de mobiliers de bureau

La PME est consciente de miser gros. Mais elle est persuadée d'atteindre ses objectifs. D'ici 2018, elle pense même atteindre 10 millions de dollars de ventes.

«L'économie américaine a recommencé à rouler. Nous arrivons avec des produits novateurs qui sont à 99,5% naturels. Et en plus, comme ils sont fabriqués au Québec, nos produits ont une touche européenne, ce qui plaît aux Américains. Les produits naturels sont d'ailleurs le seul segment dans le secteur des cosmétiques qui connaît une croissance (de 15 à 17%) ces années-ci», soutient Jean Colas.

Robert P. Boisvert et Jean Colas ont mis la main sur la marque Lotus Aroma en 2006. À l'époque, la PME battait quelque peu de l'aile. Ses revenus stagnaient à 1 million. La même année, les deux entrepreneurs se portaient également acquéreurs de Dermolab Pharma. Celle-ci, avec des ventes d'environ 6 millions, fabrique des produits liquides et semi-liquides pour le compte d'entreprises de cosmétiques, pharmaceutiques et de produits naturels dont MM. Boisvert et Colas préfèrent taire les noms.

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LOTUS AROMA EN BREF

Secteur d'activité: Fabricant de produits d'aromathérapie et de dermo-cosmétiques naturels.

Chiffre d'affaires: 2 millions

Nombre d'employés: 64

Territoire de vente: 98% au Québec; 2% en Ontario et dans les Maritimes

Objectif: Percer le marché des États-Unis et, du coup, tripler les ventes de la PME




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