(Londres) Un ancien banquier de Goldman Sachs, Richard Sharp, a été choisi  pour devenir le prochain président de la BBC, a indiqué le gouvernement britannique mercredi.

Agence France-Presse

Le ministre de la Culture Oliver Dowden a confirmé dans un communiqué que Richard Sharp était le candidat « préféré » du gouvernement, après que sa prochaine nomination pour présider le groupe public de radio et télévision avait été révélée par la presse.

Sa nomination officielle par la reine Élisabeth II sur recommandation du gouvernement est attendue dans les prochains jours.

Richard Sharp, 64 ans, doit succéder en février à David Clémenti - ancien vice-gouverneur de la banque d’Angleterre - dans un contexte de turbulences pour le géant public des médias britanniques, entre débat autour du maintien ou non de la redevance après 2027 et concurrence féroce des plateformes payantes comme Netflix.

Selon les médias britanniques, Richard Sharp a été conseiller de Boris Johnson lorsque l’actuel premier ministre conservateur était maire de Londres (2008-2016) et a notamment été le patron, durant ses années chez Goldman Sachs, du ministre des Finances Rishi Sunak, qu’il a ensuit conseillé face à la crise du nouveau coronavirus.  

Il travaillera en relation étroite avec le directeur général Tim Davie, qui a pris ses fonctions en septembre après avoir été responsable exécutif de BBC Studios, la branche commerciale du groupe.

Selon le ministre de la Culture, Richard Sharp est « exactement le président dont la BBC a besoin » pour faire « avancer les réformes de la BBC afin qu’elle serve et reflète les besoins de toutes les régions du Royaume-Uni et qu’elle évolue pour rester un succès mondial ».

Richard Sharp s’est dit « honoré de se voir offrir la chance de la guider dans le prochain chapitre de son histoire ».

Engagée dans un vaste plan de réduction des coûts et de ses effectifs, la BBC tire une grande part de ses ressources de la redevance (154,50 livres sterling, soit 178 euros par an) payée actuellement par 25,8 millions de foyers, soit 3,6 milliards de livres.