Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar.

Un investisseur institutionnel d’Édimbourg, en Écosse, prend de l’importance au capital-actions de Stella-Jones.

La firme d’investissement Baillie Gifford a informé mercredi dernier les autorités boursières que des transactions d’achat réalisées le 28 juin sur le titre du fabricant montréalais de traverses de chemin de fer et de poteaux de téléphone ont fait passer sa participation dans Stella-Jones à plus de 10 %.

Baillie Gifford devient ainsi le deuxième institutionnel à détenir plus de 10 % de Stella-Jones. L’autre est la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui est le plus important actionnaire de l’entreprise avec une participation de 13,5 %.

La Banque Nationale a gagné un nouvel appui cette semaine. La firme UBS a lancé mardi une couverture officielle des six grandes banques canadiennes en disant faire preuve d’un optimisme prudent à l’égard du groupe. L’analyste Jill Shea recommande l’achat d’actions de seulement deux des six grandes banques, celles de la Nationale et de la Banque Royale. Ces deux banques ont une plus grande résilience que leurs homologues avec leur portefeuille d’activités diversifié, souligne Jill Shea.

Il est notamment précisé que le projet d’acquisition de la Canadian Western Bank par la Banque Nationale ouvre la voie à de nouvelles opportunités de croissance tout en permettant des économies de coûts, des synergies potentielles de revenus et une augmentation globale des bénéfices. Ils sont désormais 7 analystes sur 14 à suggérer d’acheter l’action de la Banque Nationale.

Un administrateur chez Savaria vient de vendre pour près de 100 000 $ d’actions de l’entreprise de Laval spécialisée dans l’accessibilité pour personnes à mobilité réduite. Sylvain Dumoulin a vendu le 28 juin un lot de 5000 actions au prix unitaire de 18,15 $. Il est membre du conseil d’administration depuis 14 ans.

À la suite du repli de l’action de BCE cette semaine, le rendement du dividende du titre atteint désormais 9,2 %. Les tactiques de tarification du Big 3 dans le secteur du sans-fil depuis le début de l’année se révèlent préjudiciables à leur croissance et au cours de leurs actions, souligne l’analyste Adam Shine, de la Financière Banque Nationale, dans un rapport publié mercredi. Si cela ne change pas, dit-il en parlant de l’intensité promotionnelle et de la pression sur les prix des forfaits pour le cellulaire, les valorisations pourraient continuer à se comprimer en raison d’un comportement qu’il qualifie de « surprenant et inutile ». L’effet négatif auto-infligé de leur réaction excessive à Freedom (Québecor) continue, selon Adam Shine, de saper la confiance des investisseurs.

La présidente du conseil d’administration du Canadien National (CN) vient d’acheter un autre bloc d’actions du transporteur ferroviaire montréalais. Shauneen Bruder a acheté le 25 juin un bloc de 544 actions au prix unitaire de 168,44 $. Cette ancienne vice-présidente à la Banque Royale est membre du conseil du CN depuis sept ans. C’est la troisième fois cette année qu’elle achète des actions. Elle en avait aussi acheté pour environ 90 000 $ en mars après en avoir acheté pour un million de dollars en février.

La Banque du Canada annoncera une deuxième baisse de taux le 24 juillet, affirme le stratège Sébastien Mc Mahon, chez iA Gestion mondiale d’actifs, dans son commentaire mensuel publié cette semaine. Par la suite, il y aura, selon lui, deux autres coupures d’ici Noël, et un rythme régulier de baisses vers le taux neutre pour 2025 et 2026. Le taux directeur passerait ainsi de 5 % à 4 % avant la fin de 2024. Selon la Banque du Canada, le taux neutre se situe à 2,75 %.

Les titres québécois de Metro, Stella-Jones, Transcontinental, Saputo et Senvest Capital ont tous atteint cette semaine un sommet des 52 dernières semaines à la Bourse de Toronto.

En revanche, celui de BCE a reculé cette semaine à un creux des 52 dernières semaines.