(New York) Les prix du pétrole ont hésité vendredi pour terminer en léger repli, cherchant des signes favorables du côté de la demande et attendant des clarifications sur la trajectoire de l’inflation américaine, donc de la Fed et des taux.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a finit en léger repli de 0,15 % à 82,62 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en juillet, a cédé 0,21 % à 78,45 dollars.

« Les cours ont été très indécis », a commenté Phil Flynn de Price Futures Group, indiquant que les prix ont changé de direction à la baisse après la parution de l’indice de confiance des consommateurs.

Celle-ci a continué de se dégrader en juin selon l’estimation préliminaire de l’Université du Michigan, publiée vendredi. « De plus le composant inflation de l’enquête est ressorti plus haut », a souligné M. Flynn.

« Le marché reste concentré sur l’inflation et sur la Fed », guettant quand la banque centrale va-t-elle assouplir sa politique ce qui devrait relancer la demande d’énergie.

La force du dollar, qui a encore pris 0,31 % par rapport à l’euro vendredi vers 16 h (heure de l’Est), était défavorable au cours du brut. Le pétrole s’échangeant en dollar, un billet plus cher renchérit la facture d’or noir.

En grimpant en début de séance, les cours reflétaient dans le même temps les attentes d’une meilleure consommation de carburants avec le début de la saison des déplacements en voiture aux États-Unis.

Par ailleurs, cette semaine, l’élan du pétrole a été freiné par le bond « surprise » des stocks américains, a relevé Han Tan, analyste d’Exinity, dans une note adressée à l’AFP.

Le rapport sur les stocks américains de l’Agence américaine d’informations sur l’énergie (EIA) a montré mercredi une augmentation des réserves de brut de 3,7 millions de barils durant la semaine achevée le 7 juin, facteur de détente des cours.

Le prochain état hebdomadaire des stocks commerciaux américains sera publié avec un jour de retard jeudi, en raison d’un jour férié mercredi.

Par ailleurs, « la bataille pour les prévisions se poursuit entre l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui met en garde contre la surabondance, et l’OPEP, qui parle d’un “futur marché resserré” », ce qui « n’aide le marché dans sa quête de clarté », ajoute John Evans, analyste chez PVM Energy.