(New York) Les prix du pétrole ont oscillé jeudi pour terminer en petite hausse, balottés entre la surprise de réserves de brut américaines plus importantes que prévues, les données sur l’inflation américaine qui faiblit et les annonces de la Réserve fédérale qui ont soutenu le dollar.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a grignoté 0,18 % à 82,75 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en juillet, a avancé de 0,15 % à 78,62 dollars.

« Les prix des matières premières sont volatils après la déception apportée par la Fed » qui ne prévoit plus qu’une baisse des taux d’intérêt cette année, a commenté Phil Flynn de Price Future Group.

« Après que la banque centrale américaine a laissé son taux d’intérêt inchangé » et « n’a prévu qu’une seule réduction du coût de l’emprunt cette année », « le sentiment s’est quelque peu détérioré » sur le marché de l’or noir, a pour sa part noté Tamas Varga, de PVM Energy.

Mercredi, la Réserve fédérale (Fed) a laissé comme prévu ses taux inchangés à leur niveau le plus élevé depuis plus de vingt ans, dans la fourchette de 5,25 % à 5,50 %.  

Pour 2024, l’institution monétaire mise désormais sur un unique abaissement de taux, là où, en mars, elle prévoyait trois réductions.

Les cours sont repassés légèrement dans le vert avec la publication jeudi de l’indice des prix à la production en mai aux États-Unis qui a apporté une bonne surprise, en reculant de 0,2 % sur le mois.  

Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage sont montées au plus haut depuis août à 242 000. Ces données, à la fois sur les prix de gros et sur l’emploi, attestent d’un ralentissement qui pourrait aider la Fed à être plus conciliante prochainement, ce qui sera favorable à la demande d’énergie.

La veille, le climat s’était détérioré pour l’or noir après la publication mercredi du rapport sur les stocks américains de l’Agence américaine d’information sur l’énergie, qui a mis en évidence une augmentation des réserves de brut de 3,7 millions de barils durant la semaine achevée le 7 juin.