(New York) Les marchés actions sont parvenus à grappiller un peu de terrain vendredi, de nouveaux chiffres macroéconomiques décevants donnant aux opérateurs l’espoir d’un tour de vis monétaire moins brutal.

Publié le 1er juillet
Agence France-Presse

Les Bourses européennes ont terminé en légère hausse la première séance du semestre : Paris a pris 0,14 %, Francfort 0,23 % et Milan 0,29 %, Londres ayant fini à l’équilibre (-0,01 %).

À Wall Street, le Dow Jones s’est apprécié de 1,05 %, l’indice NASDAQ, à forte composition technologique, de 0,90 %, et l’indice élargi S&P 500, de 1,06 %.

Après des premiers échanges en hausse, les marchés américains ont d’abord été rattrapés par la publication de la croissance de l’activité manufacturière aux États-Unis en juin, qui a été la plus faible depuis juin 2020.  

« Cela fait plusieurs indicateurs avancés de la croissance qui ne sont pas bons », relève Frédéric Rollin, de Pictet AM. Il rappelle notamment les indices de confiance des consommateurs dont les résultats ont inquiété les investisseurs ces derniers jours.

Pour autant, malgré ces mauvais chiffres, la place new-yorkaise est repassée dans le vert et a même accéléré en fin de séance, la première du second semestre.

« L’idée qui se propage est que les mauvaises nouvelles vont devenir des bonnes nouvelles pour les actions », a avancé Jack Ablin, de Cresset Capital.

Le raisonnement voudrait que « les mauvaises nouvelles [économiques] aideront à maintenir les taux d’intérêt bas et entraîneront une moindre demande et une inflation plus contenue », a-t-il fait valoir.

Dans ce contexte, « il y a une impression croissante que la Fed [banque centrale américaine] ne va pas être aussi agressive qu’elle l’avait annoncé », a poursuivi l’analyste.

L’humeur s’est répercutée sur le marché obligataire, qui a vu les taux se contracter violemment depuis mardi. Le rendement des emprunts d’État américains à 10 ans ressortaient ainsi à 2,89 %, contre 3,20 % mardi.

Hausse du pétrole et du dollar

Les prix du pétrole sont repartis à la hausse vendredi, soutenus par des interruptions de production en Libye et en Équateur, mais aussi par la perspective d’un long week-end férié de déplacements aux États-Unis.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, a terminé en hausse de 2,38 % à 111,63 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en août, a grimpé plus fortement, de 2,52 % à 108,43 dollars.  

Le dollar, valeur refuge pour le marché monétaire, grimpait de 0,62 % face à l’euro, à 1,0429 dollar, et de 0,65 % face à livre sterling à 0,8267 livre pour un dollar.

Le bitcoin rebondissait de 4,21 % à 19 532 dollars.