(New York) Les prix du pétrole ont terminé autour de l’équilibre mercredi, après l’issue sans surprise de la réunion de l’OPEP+, s’accordant sur une nouvelle ouverture marginale des vannes et des stocks américains positifs.

Mis à jour le 2 février
Agence France-Presse

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a lâché 0,34 % à 89,47 dollars.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mars a grappillé 0,06 % à 88,26 dollars.

Plus tôt en séance, il a atteint 89,72 dollars, son plus haut depuis octobre 2014.

Les vingt-trois membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole et de leurs alliés (OPEP+) ont convenu « d’ajuster leur niveau total de production de 400 000 barils par jour pour le mois de mars », a annoncé l’organisation dans un communiqué à l’issue d’une brève réunion, dont le résultat était largement anticipé.

« La nouvelle n’était guère surprenante », constate Edward Gardner, de Capital Economics.

L’OPEP+ n’a jamais dévié de sa ligne malgré les appels à l’automne de la Maison-Blanche à desserrer davantage le robinet d’or noir afin de calmer la flambée des cours.  

« La majorité des investisseurs s’attendaient à ce que l’OPEP “s’en tienne à son plan », a abondé Andrew Lipow, de Lipow Oil Associates.

« Les marchés sont maintenant davantage préoccupés de savoir si l’OPEP a effectivement la capacité de réaliser ces augmentations de production, alors qu’elle n’a pas pu le faire complètement ces deux derniers mois », temporisait l’analyste.

Depuis quelques mois en effet, le cartel ne parvient pas à remplir ses objectifs, accentuant les tensions sur l’offre.

Par ailleurs, l’instabilité géopolitique en Europe de l’Est avec des risques d’invasion de l’Ukraine par la Russie, et au Moyen-Orient avec la multiplication d’attaques de rebelles yéménites contre les Émirats arabes unis, fait toujours planer des menaces sur l’approvisionnement en or noir.

La publication des stocks américains, en diminution la semaine dernière alors que les analystes prévoyaient un nouveau gonflement des réserves, a un instant donné de l’élan aux cours.

Mais un indicateur de l’emploi décevant, montrant que le secteur privé américain a détruit plus de 300 000 emplois en janvier, a refroidi la tendance, relançant les inquiétudes sur le rythme de la reprise.

Sur le plan des stocks, ils ont diminué de 1 million de barils, pour s’établir à 415,1 millions de barils durant la semaine achevée le 28 janvier. Les analystes s’attendaient à ce que les stocks augmentent au contraire de 1,8 million de barils. À cela s’ajoutent 1,9 million de barils retirés des réserves stratégiques.

« Ces données sur les stocks de pétrole sont positives pour le marché, car elles montrent qu’on a bien tiré sur les réserves, que ce soit les stocks commerciaux ou les réserves stratégiques alors que la demande résiste », a commenté Andrew Lipow.