(Paris) Les marchés, qui connaissent de fortes variations cette semaine, profitaient de rachats à bons comptes mercredi à quelques heures des conclusions de la Réserve fédérale américaine, tandis que le baril de Brent dépassait les 90 dollars pour la première fois depuis 2014.

Mis à jour le 26 janvier
Agence France-Presse

Wall Street, qui avait replongé mardi, était bien ancrée dans le vert : le Dow Jones montait de 1,03 %, le S & P500 de 1,60 % et le NASDAQ de 2,41 % vers 12 h 25.

Les indices européens ont aussi connu une belle séance : Paris a gagné 2,11 %, Francfort 2,22 %, Londres 1,33 % et Milan 2,27 %.

Les actifs perçus comme plus risqués, comme le bitcoin (+4,66 % à 38 290 dollars), remontaient également.

Le cours du baril de Brent pour livraison en mars a grimpé jusqu’à 90,42 dollars à 11 h 13, une première depuis 2014, gonflé par la crise en Ukraine. Les tensions géopolitiques faisaient par ailleurs plonger la monnaie russe, qui ne valait plus que 80 roubles pour un dollar, une première depuis novembre 2020.

Les incertitudes économiques et géopolitiques font trembler les marchés, qui subissent un regain de volatilité depuis plusieurs séances.

Les investisseurs seront bientôt fixés sur certaines de leurs préoccupations, avec les conclusions de la réunion de politique monétaire de la Fed mercredi. Elle doit « trouver le juste équilibre entre prendre l’inflation au sérieux et ne pas en faire trop », estime Craig Erlam, analyste d’Oanda.

La Fed a déjà commencé à normaliser sa politique monétaire pour tenter de juguler le rythme de la hausse des prix, de 7 % en 2021 aux États-Unis. Elle a déjà ralenti ses achats de titres depuis novembre, ce qui augure d’un redressement des taux puis d’une réduction de la taille de son bilan.

Le baril de Brent a dépassé mercredi le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis octobre 2014, galvanisé par les tensions en Ukraine et au Moyen-Orient qui menacent l’offre.

Vers 11 h 15, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars évoluait à 90,23 dollars le baril, en hausse de 2,30 %.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison le même mois gagnait 0,95 % à 86,39 dollars.

La Russie est le plus grand producteur de pétrole des partenaires de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Les tensions autour de l’Ukraine se sont fortement accrues ces dernières semaines, laissant planer une menace sur l’approvisionnement en pétrole, dans un marché déjà tendu.

Les valeurs pétrolières en profitaient : à Londres, Shell a grimpé de 5,40 % à 1909,80 pence tandis que BP a gagné 3,81 % à 394,10 pence. À Paris, TotalEnergies a pris 4,00 % à 51,07 euros.

Airbus profite de recommandations, Boeing plombé par son 787

Les livraisons d’Airbus Helicopters ont augmenté de 12,6 % en 2021 à 338 appareils, dépassant leur niveau d’avant la crise sanitaire, tandis que les commandes se sont envolées de 54 %. Le titre Airbus, profitait par ailleurs de plusieurs recommandations d’analystes, a pris 5,43 % à 114,22 euros.

Survendu lors des dernières séances, l’aérien regagnait du terrain : IAG, maison mère de British Airways et Iberia, a bondi de 7,39 % à 158,90 pence. À Paris, Air France-KLM a gagné 3,91 % à 4,04 euros et à Francfort, Lufthansa (+5,84 % à 7,07 euros) a suivi la tendance.

L’entreprise américaine Boeing ne profitait pas de la tendance, après des résultats qui ont souffert de la suspension des livraisons de son long-courrier 787 Dreamliner. L’action perdait 3,48 % à 197,00 dollars.

Microsoft et Texas Instrument mènent le rebond du NASDAQ

Le vétéran de l’informatique Microsoft a de nouveau engrangé des ventes et profits solides sur tous les fronts fin 2021, et entend bien s’en servir pour investir dans les jeux vidéo et la construction du fameux « métavers ». Le titre prenait 4,08 % à 300,39 dollars.

Texas Instruments prenait aussi 4,89 % à 182,49 dollars après publication de ses comptes.