(Paris) Les marchés mondiaux poursuivaient leur hausse lundi, préférant voir au-delà du variant Omicron tandis que l’absence d’investisseurs entre les fêtes de fin d’année se faisait sentir.

Mis à jour le 27 déc. 2021
Agence France-Presse

Après un week-end de trois jours, Wall Street évoluait en nette hausse : le Dow Jones gagnait 0,64 %, le S&P 500 1,05 % et le NASDAQ 1,11 % vers 17 h 40 GMT.

L’Europe a de son côté clôturé en hausse générale : Paris (+0,76 %) a terminé proche de son record de clôture, Milan sur une hausse de 0,80 % et Francfort à +0,50 %. Londres restera fermée jusqu’à mercredi.

« Il y a très peu de liquidités dans les séances de fin d’année, on observe donc des mouvements haussiers qui restent assez significatifs, en Europe et aux États-Unis, avec le NASDAQ qui prend plus de 1 %. C’est la poursuite du mouvement des derniers jours », constate Florence Barjou, responsable de l’investissement de Lyxor AM.

Les marchés ne semblent en effet pas plus inquiets que ça face à la rapide propagation du variant Omicron de la COVID-19 : « On aurait pu craindre – avec l’envol des contaminations, l’annulation de vols, des pays qui referment, notamment en Asie - un impact un peu plus négatif. Et en fait le marché préfère carrément voir au-delà en se disant que c’est peut-être une dernière grosse vague », ajoute-t-elle, énumérant les facteurs positifs côté traitements et vaccins.

Mais si de nouvelles études britanniques indiquent qu’Omicron mènerait à moins d’hospitalisations, sa fulgurante propagation fait craindre des restrictions ou des désorganisations dans les économies à court terme.  

Plusieurs pays ont d’ores et déjà annoncé des reconfinements, locaux ou nationaux, ou un renforcement des restrictions. L’exécutif français doit annoncer de nouvelles mesures dans la soirée après que le pays a enregistré samedi un record de nouvelles infections.

« Cette situation ne devrait provoquer des tensions qu’à court terme, la reprise mondiale prévue pour 2022 étant toujours en bonne voie », assure toutefois Jeffrey Halley, analyste d’Oanda. Même si de mauvaises surprises peuvent toujours arriver, selon Florence Barjou.

Omicron perturbe aviation et croisiéristes

Près de 2500 vols ont encore été annulés par les compagnies aériennes à travers le monde lundi, après plus de 8000 durant le weekend, notamment en Chine, en Indonésie et aux États-Unis (un quart du total), selon un bilan du site Flightaware.  

Le variant Omicron de la COVID-19 perturbe les voyages pendant les fêtes avec notamment des pilotes malades ou en quarantaine.

À Wall Street, les compagnies aériennes American Airlines et Delta cédaient respectivement 0,66 % et 0,70 % en cours de séance et United Airlines 0,86 %.  

En Europe, Air France-KLM a moins souffert (-0,20 % à 3,93 euros), avec une baisse plus nette pour Aéroports de Paris (-0,98 % à 111,35 euros), tandis que Lufthansa a cédé 0,49 % à Francfort, à 6,26 euros.

Également touchés dans leurs activités, les croisiéristes reculaient nettement, de 1,16 % pour Carnival et de 1,92 % pour Royal Caribbean, après l’apparition de cas à bord de navires et l’ouverture d’enquêtes par les autorités sanitaires américaines.

Daimler se retire de Denza

Le constructeur allemand (-0,29 % à 69,89 euros) va réduire sa participation dans la coentreprise Denza fabricant des voitures électriques, au sein de laquelle il est associé à parts égales au chinois BYD, a-t-il annoncé vendredi. BYD détiendra 90 % de l’entreprise et Daimler 10 % après un transfert de capital d’ici fin 2022.

Le titre a évolué à rebours des autres valeurs automobiles européennes, comme Volkswagen (+0,86 % à 178,42 euros), BMW (+0,93 % à 90 euros), et surtout françaises avec Renault (+1,36 % à 30,18 euros) et Stellantis (+2,34 % à 16,8 euros).  

Du côté du pétrole, de l’euro et du bitcoin

Le pétrole avançait : vers 17 h 35 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février gagnait 3,24 % à 78,21 dollars. Fermé vendredi, jour où le Brent avait subi des prises de bénéfices, le WTI à New York pour la même échéance évoluait en hausse à 75,69 dollars (+1,90 %).

Un euro se négociait pour 1,1323 dollars, contre 1,1319 dollars en fin de semaine dernière (+0,05 %).

Le bitcoin montait légèrement (+2,21 %) à 51 950 dollars.