(Paris) Les marchés se préparaient mercredi à un tournant dans le soutien monétaire de la Banque centrale américaine (Fed).

Mis à jour le 3 nov. 2021
Agence France-Presse

Après avoir signé de nouveaux records mardi, la Bourse de New York évoluait prudemment : le Dow Jones perdait 0,42 % tandis que le NASDAQ (+0,09 %) et le S&P (+0,1 %) étaient quasiment stables vers 13 h 50.

En Europe, Paris (+0,34 %) a dépassé son record historique en séance et en clôture, vieux de 21 ans. Milan a avancé de 0,69 %. En revanche, Londres a lâché 0,36 % pénalisée par les valeurs pétrolières et Francfort a fini atone (+0,03 %).

La Banque centrale américaine (Fed) a annoncé mercredi qu’elle commencerait, dès novembre, à réduire le soutien monétaire qu’elle apportait à l’économie depuis le début de la pandémie, grâce aux « progrès » réalisés par l’économie, et tandis que l’inflation est « élevée ».

Mais les investisseurs avaient déjà anticipé un allègement progressif des liquidités vu que « la Fed a largement préparé le terrain pour annoncer un ralentissement progressif de son soutien à l’économie et une réduction de sa politique d’achat d’actifs », observe Jean-Marc Delfieux, un responsable de la gestion obligataire chez Tikehau Capital.

Comme anticipé, la Fed va réduire ses achats d’actifs, actuellement de 120 milliards de dollars mensuels, à hauteur de 15 milliards de dollars par mois, et se dit prête à « ajuster » ce rythme selon l’évolution de l’économie.

Ses taux, en revanche, restent inchangés.

L’institution monétaire a également redit sa position selon laquelle l’inflation reflète « largement des facteurs temporaires. »

Par ailleurs, « les données américaines ont apporté un certain encouragement au bon moment, compte tenu de la nouvelle phase dans laquelle la Fed est sur le point de s’engager », note de son côté Craig Erlam, analyste chez Oanda.

Les créations d’emplois dans le secteur privé ont augmenté aux États-Unis en octobre et largement dépassé les attentes, ce qui laisse légitimement présager un rapport mensuel positif sur l’emploi vendredi.

Autre donnée macroéconomique « de bon augure pour les consommateurs à l’approche des fêtes de fin d’année », l’activité dans les services s’est accélérée en octobre aux États-Unis, atteignant un plus haut historique.

L’énergie pénalisée par les cours du brut

Le secteur pétrolier a pâti de la baisse des cours de l’or noir alors que les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont de nouveau augmenté nettement plus que prévu la semaine dernière.

À Londres, BP a reculé de 2,93 % à 334,85 pence et Shell de 1,99 % à 1628,60 pence. À Paris, TotalEnergies a perdu 1,75 % à 42,91 euros, TechnipFMC 2,39 % à 6,36 euros et Vallourec 1,08 % à 6,90 euros.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier perdait 2,69 % à 82,46 dollars vers 17 h 40 GMT.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en décembre lâchait 3,07 % à 81,33 dollars.

BMW confirme, Volkswagen se divise

Le constructeur BMW (+1,49 % à 89,96 euros) a confirmé mercredi ses prévisions annuelles, relevées récemment, après avoir réalisé au troisième trimestre un bénéfice net en hausse de 42 % sur un an malgré la pénurie de puces électroniques qui a freiné les ventes.

Le cours du groupe Volkswagen (-4,04 % à 185,62 euros) a nettement reculé sur fond de discussions en interne sur l’avenir du patron Herbert Diess, dans le collimateur des représentants du personnel.

L’habillement se dénude

À Francfort, le titre Zalando a chuté de 9,47 % à 75,34 euros après que le premier groupe européen de vente en ligne de vêtements et accessoires a enregistré une chute massive de ses bénéfices au troisième trimestre, traduisant un retour à la normale après une année 2020 « exceptionnelle », liée aux restrictions sanitaires.

À Londres, le groupe d’habillement Next a perdu 3,32 % à 8036 pence après avoir annoncé des ventes en hausse au-delà des attentes tout en prévoyant un ralentissement, en raison de pressions sur les coûts et de problèmes de chaîne d’approvisionnement « aggravés par les pénuries de main-d’œuvre dans le transport et les entrepôts au Royaume-Uni ».

De côté de l’euro et du bitcoin

L’euro faisait du surplace face au billet vert à 1,1579 dollar.

Le bitcoin reculait de 0,99 % à 62 519 dollars.