(New York) Les marchés américains ont fini en ordre dispersé lundi, tandis que leurs homologues européens accrochaient une hausse, entre rebonds de la semaine passée et surtout attente des indicateurs influençant les décisions de la Réserve fédérale américaine.

Agence France-Presse

À Wall Street, le Dow Jones a gagné 0,76 %, l’indice NASDAQ, à forte composante technologique, a lui perdu 0,07 %, tandis que le S&P 500 grignotait 0,23 %.

En Europe, Londres a fini en hausse de 0,56 %, Francfort de 0,59 % et Milan de 0,93 %. Seul Paris n’a progressé que de 0,20 %, pénalisé par la baisse marquée des valeurs du luxe.

Après le rapport mensuel de l’emploi américain le 3 septembre puis la réunion de la Banque centrale européenne la semaine dernière, les investisseurs guettent avec attention la prochaine réunion de la Fed, les 21 et 22 septembre.

« Il paraît un peu tôt pour accorder autant d’attention à la réunion de la semaine prochaine et pourtant, il semble bien que ce soit ce qui se passe », commente Craig Erlam, analyste d’Oanda.

La Fed a déjà annoncé qu’elle comptait réduire son soutien à l’économie via ses rachats d’actifs d’ici la fin de l’année, mais sans donner de date pour le début du mouvement.

Elle a répété qu’elle se déciderait en fonction de l’état du marché de l’emploi et de l’inflation aux États-Unis.  

« Toute indication que l’inflation n’est pas aussi transitoire que la Réserve fédérale le croit actuellement pourrait accroître la pression en faveur d’un retrait plus agressif des mesures de soutiens et provoquer une certaine crainte sur les marchés », poursuit M. Erlam.

Vendredi, la hausse plus forte que prévu des prix à la production en août aux États-Unis avait renforcé les craintes de pressions inflationnistes. Dans ce contexte, les prix à la consommation mardi et les chiffres des ventes au détail jeudi retiendront toute l’attention des opérateurs de marché.  

Par ailleurs, après avoir atteint un nouveau plus haut depuis 2008 à 3000 dollars la tonne en début de journée, le prix de l’aluminium s’était un peu tassé pour évoluer un peu en dessous des 2900 dollars vers 16 h 30 GMT.

Le secteur pétrolier profite de la hausse des cours

À Paris, TotalEnergies (+2,81 % à 37,65 euros) a mené la danse. TechnipFMC s’est adjugé 6,89 %. BP a avancé de 2,25 % et Shell de 2,53 % à Londres, tandis que les prix du pétrole montaient lundi à leur plus haut niveau en un mois, sur fond de limitation de la production américaine, après les dégâts causés par l’ouragan Ida dans le Golfe du Mexique.

Les enchères grimpent sur Zooplus

Au SDax, l’entreprise allemande de vente en ligne de produits animaliers Zooplus (+8,99 % à 473,00) a bondi après que le fonds américain Hellman & Friedman a relevé son offre de rachat à 460 euros par action, après des manifestations d’intérêt de deux investisseurs rivaux pour la société qui vend des produits dans 30 pays européens et revendique 8 millions de clients en 2020.

Revers pour Valneva, qui s’effondre

L’action a dégringolé de 41,57 % à 11,64 euros, après avoir été brièvement suspendue en raison de l’annonce de la résiliation par le gouvernement britannique du contrat de 100 millions de doses conclu pour le candidat-vaccin du laboratoire franco-autrichien contre la COVID-19.

Du côté du pétrole, de l’euro et du bitcoin

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a terminé en hausse de 0,80 % à 73,51 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour octobre a lui conclu également en progression, de 1,04 %, à 70,45 dollars.

L’euro était quasiment stable face au billet vert (-0,03 %), à 1,1810 dollar.

Le bitcoin était en légère baisse de 0,22 %, à 45 018,87 dollars.