(Paris) Les marchés européens ont rebondi lundi dans le sillage des places asiatiques, dans une séance calme en l’absence de Wall Street, fermée à l’occasion d’un jour férié, et de statistique majeure.

Agence France-Presse

Les indices européens ont signé une séance positive dans de faibles volumes : Francfort a gagné 0,96 %, Paris 0,80 %, Londres 0,68 % et Milan 0,76 %. Plus tôt, l’Asie avait enregistré de nettes hausses.

Face au ralentissement de l’emploi dans la première économie du monde, certains investisseurs s’attendent à ce que la Réserve fédérale américaine retarde le lancement de la réduction de son soutien monétaire, une aubaine pour les marchés financiers qui s’abreuvent de ces liquidités depuis le début de la crise sanitaire.

La Fed devrait dévoiler ses intentions avant la fin de l’année : son prochain comité de politique monétaire se réunira les 21 et 22 septembre prochains, tandis que la Banque centrale européenne tiendra sa réunion de politique monétaire jeudi.

Les investisseurs « sont de plus en plus certains que la reprise économique après la crise sanitaire est trop faible pour justifier à ce stade un serrage de vis de la politique monétaire », observe Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets.

Ils « se concentrent sur d’éventuelles décisions qui pourraient ou non être prises lors de la prochaine réunion de la Banque centrale européenne jeudi », souligne-t-il.

Glencore monte avec les prix de l’aluminium

Face à l’envolée du prix de l’aluminium à un nouveau sommet depuis dix ans, sur fond de coup d’État en Guinée, grand producteur de bauxite qui est un composant clé dans la production d’aluminium, le secteur minier a réagi diversement. Glencore a fini en hausse de 1,55 % à 338,2 pence et Antofagasta a gagné 0,70 % à 1434,5 pence. À l’opposé, Rio Tinto a fermé la marche du FTSE 100, indice vedette de la place londonienne, en perdant 1,31 % à 5337 pence.

Le luxe se reprend

Après des prises de bénéfice vendredi, le secteur du luxe a rebondi alors que les investisseurs ont ajusté les perspectives de la demande en Chine : Kering a repris 1,61 % à 694,30 euros et Hermès 1,79 % à 1277,50 euros.

Le groupe LVMH, qui a annoncé lundi l’acquisition d’un éditeur de beaux livres consacrés aux arts, Citadelles & Mazenod, s’est adjugé 2,17 % à 648,70 euros, la plus forte hausse de l’indice parisien.

À Londres, Burberry a terminé en hausse de 2,27 % à 1935 pence.

Siemens à un nouveau pic

Après un chiffre record des commandes à l’industrie allemande en juillet, le titre du conglomérat (+2,96 % à 146,80 euros, en tête du Dax) a atteint un nouveau plus haut historique, battant le précédent record qui datait de mi-avril.

Du côté du pétrole, de l’euro et du bitcoin

Vers 16 h 35 GMT, les prix du pétrole reculaient en raison de craintes sur la demande. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre lâchait 0,56 %, par rapport à la clôture de la veille, à 72,20 dollars à Londres.

À New York, le baril américain de WTI pour le même mois perdait 0,59 % à 68,88 dollars.

L’euro cédait 0,08 % par rapport au billet vert, à 1,1868 dollar.  

Le bitcoin était stable à 51 670 dollars, au plus haut depuis trois mois.