(Paris) Les Bourses européennes ont clôturé dans le vert, restant optimistes grâce aux bons résultats d’entreprises, tandis que Wall Street marquait le pas, s’interrogeant sur l’avenir de la politique monétaire de la Fed.

Agence France-Presse

La Bourse de Francfort a gagné 0,88 %, celle de Milan 0,33 %, Paris a pris 0,33 % et Londres 0,26 %.

À la Bourse de New York, après un record atteint mardi pour le S&P 500, le Dow Jones (-0,82 %) et le S&P 500 (-0,37 %) montraient des signes de faiblesse. Le NASDAQ prenait quant à lui 0,06 % vers 16 h 55 GMT.

Aux États-Unis, le secteur privé a créé 330 000 emplois seulement en juillet contre 680 000 en juin, selon l’enquête mensuelle ADP, attisant les craintes d’une pause dans la reprise économique.

« C’est divisé par deux, on attendait 653 000 » créations de postes et dans le contexte actuel, où les marchés sont à des sommets, « la moindre petite mauvaise nouvelle est prétexte à des prises de bénéfices », a observé Philippe Cohen, gérant à Kiplink Finance, interrogé par l’AFP.

Et de noter qu’il y a « une vraie pénurie de main-d’œuvre dans nombre de secteurs ».

Malgré cette pénurie, le secteur des services aux États-Unis a enregistré une croissance plus forte que prévu en juillet, selon l’indice de la fédération professionnelle ISM.

Les indicateurs d’activité signalent « qu’une normalisation monétaire devrait être proche », puisque l’économie repart, selon Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille au sein de Mirabaud France.

« Mais les données sur les créations d’emploi indiquent l’inverse », et « l’emploi est la seule chose que la Réserve fédérale américaine regarde », poursuit-il.

Le rapport ADP devrait donc éloigner le spectre d’une réduction du soutien monétaire des banques centrales.

C’était sans compter sur une déclaration de Richard Clarida, vice-président de la Fed, qui « a remis sur la table une éventuelle annonce de resserrement monétaire lors du symposium de Jackson Hole à la fin du mois », résume Edward Moya, analyste d’Oanda.

Le bon du Trésor américain 10 ans a brièvement et brutalement chuté après l’enquête ADP avant de remonter. À 12 h 55, il était à 1,17 %.

GM n’atteint pas les attentes

Le constructeur automobile General Motors (GM) perdait 8,60 % à 53,10 dollars, après une prévision annuelle de bénéfice par action en deçà des attentes. GM s’attend en outre à une poursuite des difficultés d’approvisionnements en semi-conducteurs.

Spéculations sur Robinhood

Le titre de l’application de courtage Robinhood, introduit en Bourse la semaine dernière a brièvement flambé de 85 % après l’ouverture de Wall Street. Il montait de 35,26 % à 63,30 dollars à 12 h 50.

Commande européenne pour Novavax

Le fabricant du futur vaccin anti-COVID-19 Novavax grimpait de 21,21 % à 228,30 dollars après que la Commission européenne a annoncé avoir conclu un contrat pour l’achat anticipé de 200 millions de doses de son vaccin une fois qu’il aura été approuvé par l’Agence européenne des médicaments.

Siemens Energy abaisse ses prévisions

Siemens Energy a perdu -2,76 % à 22,92 euros. Le directoire a abaissé sa prévision annuelle de résultat opérationnel, qui porte sur une fourchette « entre 2 % et moins de 3 % » contre « 3 à 5 % » auparavant, en raison des mauvaises performances en cours et attendues.

Perte nette pour Commerzbank

Commerzbank, la seconde banque allemande (-5,81 % à 5,13 euros) a fait état d’une perte nette de 527 millions d’euros au deuxième trimestre, en raison de provisions liées à des départs volontaires et de recettes plus basses que prévu, à cause d’effets exceptionnels.

Adidas sur son 31

Le titre Adidas (+4,18 % à 336,25 euros) a progressé à la veille d’annoncer ses résultats trimestriels, après ceux favorables de son concurrent Under Armour.

Le pétrole redescend

Les prix du pétrole chutaient encore après une hausse inattendue des réserves commerciales de brut aux États-Unis.

Vers 12 h 50, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre perdait 2,78 % à 70,40 dollars à Londres.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre lâchait 3,47 % à 68,11 dollars.

L’euro perdait 0,19 % face au billet vert à 1,1839 dollar.

Le bitcoin repassait au-dessus des 39 500 dollars (+3,78 % à 39 510 dollars).