(New York) Les cours du pétrole ont chuté lundi après des chiffres d’activité manufacturière décevants en Chine et aux États-Unis et devant l’augmentation de la production de l’OPEP.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, a conclu à 72,89 dollars en repli de 3,34 % par rapport à la clôture de vendredi.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre a perdu 3,63 % à 71,26 dollars.

« Les chiffres de l’activité manufacturière en Chine étaient mauvais, vraiment proches d’une contraction. On pourrait facilement assister à une contraction le mois prochain », a déclaré Robert Yawger de Mizuho USA.

L’activité manufacturière est tombée en Chine en juillet à son plus bas niveau depuis 15 mois, selon un indice indépendant publié lundi qui confirme la tendance de l’indice officiel.

L’indice d’activité des directeurs d’achat (PMI), calculé par le cabinet IHS Markit, s’est établi à 50,3 points en juillet contre 51,3 points en juin, un résultat inférieur aux prédictions des analystes.

Un chiffre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité et, en deçà, il traduit une contraction.

Aux États-Unis, la croissance du secteur manufacturier a aussi ralenti en juillet à 59,5 contre 60,6.  

Ce chiffre américain, publié à 10 h, a nettement accentué la chute des cours de l’or noir, a noté M. Yawger.

« En plus de cela, l’OPEP va ajouter 400 000 barils par jour à sa production pour les 14 prochains mois », a encore souligné l’analyste.

« Alors que la demande ralentit avec ces chiffres industriels, cela implique que peut-être on n’aura pas besoin aussi vite de ces 400 000 barils supplémentaires sur le marché ou qu’ils auraient pu être espacés le temps », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, « les investisseurs préfèrent rester prudents suite à la récente montée des tensions entre Washington et Téhéran », commente Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

Jeudi, le pétrolier Mercer Street, géré par la société d’un milliardaire israélien, avait été la cible d’une attaque au drone, selon l’armée américaine qui dispose de navires dans la région.

Israël, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont accusé l’Iran, Washington menaçant d’une « réplique appropriée ».