(New York) La Bourse de New York qui avait démarré la première séance du mois dans le vert, s’est refroidie à la clôture, le Dow Jones terminant en territoire négatif après des chiffres manufacturiers décevants en Chine.

Agence France-Presse

Selon des chiffres définitifs, l’indice Dow Jones a perdu 0,28 % à 34 838,16 points et le S&P 500 a lâché 0,18 % à 4387,16 points. L’indice NASDAQ, à forte coloration technologique, est resté stable grappillant 0,06 % à 14 681,07 points.

« Le marché avait démarré à la hausse, mais il a conclu partiellement dans le rouge, du fait de la chute des rendements obligataires », un signe que les investisseurs sont à la recherche des obligations et de leur statut de valeur refuge, notait Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.

Mauvais chiffres en Chine

Les taux sur les bons du Trésor à dix ans, qui évoluent à l’inverse du prix des titres, ont chuté à leur niveau le plus faible depuis début février à 1,174 0 % contre 1,222 3 % vendredi.

Les marchés ont été pris d’inquiétude pour la croissance mondiale lorsqu’un indice manufacturier en Chine a montré une activité frôlant en juillet la contraction.  

Selon un indice indépendant publié lundi qui confirme la tendance de l’indice officiel, l’activité manufacturière est tombée en Chine en juillet à son plus bas niveau depuis 15 mois.

L’indice d’activité des directeurs d’achat (PMI), calculé par le cabinet IHS Markit, s’est établi à 50,3 points en juillet contre 51,3 points en juin, un résultat inférieur aux prédictions des analystes.

Un chiffre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité et, en deçà, il traduit une contraction.

Baisse aussi aux États-Unis

Aux États-Unis, la croissance du secteur manufacturier a aussi ralenti en juillet à 59,5 % contre 60,6 % le mois précédent, un autre signe qui a attiré l’attention des investisseurs.

« L’économie se refroidit en Chine et les investisseurs deviennent prudents, craignant la possibilité d’une croissance ralentie » de l’économie mondiale, a souligné Peter Cardillo.

Sur le plan des actions, le titre du groupe de paiements électroniques Square a bondi de 10,17 % à 272,41 dollars après l’annonce surprise dimanche du rachat d’Afterpay, un spécialiste du paiement à crédit après livraison, pour 29 milliards de dollars.  

Pour Square, dirigé par le patron de Twitter, Jack Dorsey, le rapprochement avec la start-up australienne qui est adoptée par 16 millions d’utilisateurs dans plusieurs pays « est une chance de capitaliser sur les changements en cours dans l’univers du crédit traditionnel, et de viser particulièrement les jeunes », soulignait Art Hogan de National Securities.

Le groupe de cartes de crédit Global Payments a chuté de 11,18 % après des résultats positifs, mais qui n’ont pas impressionné les analystes.  

Amazon, qui avait plombé le NASDAQ vendredi en perdant 7,56 % à cause de ventes et perspectives décevantes, s’est stabilisée à à 3331,48 dollars (+0,12 %).

L’action du groupe de logistique d’entrepôts GXO Logistics, entrée en Bourse lundi, a terminé en hausse de 8,74 % à 63,07 dollars pour sa première cotation.

La plateforme de courtage en ligne Robinhood, qui avait terminé en baisse sa première séance en Bourse jeudi, a conclu en hausse de 7,20 % frôlant son prix d’introduction qui était de 38 dollars.

Le titre du constructeur de voitures électriques Tesla, qui a annoncé la semaine dernière avoir dépassé pour la première fois la barre du milliard de dollars de bénéfice trimestriel, a grimpé de 3,27 % à 709,67 dollars.