(Londres) Les prix du pétrole continuaient sur leur lancée jeudi, tirés vers le haut par un dollar plus faible et des stocks de brut américains en baisse, selon les données publiées la veille par l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Agence France-Presse

Vers 5 h 40, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 75,12 dollars à Londres, en hausse de 0,51 % par rapport à la clôture de mercredi.

À New York, le baril américain de WTI pour le même mois gagnait 0,77 % à 72,95 dollars.

« Les baisses significatives des stocks de pétrole brut et d’essence (aux États-Unis) ainsi qu’un dollar américain plus faible » sont les deux moteurs des prix du pétrole jeudi, explique Jeffrey Halley, analyste de Oanda.

Sans signal plus fort de durcissement à venir de la politique monétaire annoncé à l’issue d’une réunion la Banque centrale américaine (Fed) mercredi, le billet vert a en effet accusé le coup, ce qui a tendance à faire monter les prix du pétrole, libellés dans la devise américaine.

Et les stocks de brut ont diminué de 4,1 millions de barils la semaine dernière aux États-Unis, d’après l’EIA, alors que les analystes interrogés par l’agence Bloomberg tablaient sur un repli moindre, de 2,5 millions de barils.

Les réserves d’essence ont également décru plus qu’anticipé, de 2,3 millions de barils contre 1,2 attendu.

Mardi, la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier aux États-Unis, l’American Petroleum Institute (API), aux chiffres cependant considérés comme moins fiables, avait rendu compte d’une baisse des stocks de brut assez proche, de près de 4,8 millions de barils.

Ces données « ont recentré l’attention du marché sur l’écart entre la demande et l’offre d’or noir », note Naeem Aslam, d’Avatrade.  

« La forte demande et l’offre limitée poussent les prix du pétrole à la hausse », a-t-il continué.