(Paris) Portées par de bons résultats, les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi, en meilleure forme que Wall Street qui reste sur la réserve en attendant la décision de la Banque centrale américaine (Fed).

Agence France-Presse

La Bourse de Londres a pris 0,29 %, Francfort 0,33 % et Milan 0,70 %, toutes aidées par des publications trimestrielles globalement bien orientées, mais c’est surtout Paris qui a enregistré la meilleure performance (+1,18 %).

« Le secteur du luxe est tiré par Kering et le secteur de l’aéronautique par l’américain Boeing », qui est repassé dans le vert après six trimestres de pertes, « donc la tendance en Europe est soutenue par ces poids lourds des indices », explique Frédéric Rozier, gérant de portefeuille chez Mirabaud France.

En demi-teinte, la Bourse de New York a ouvert en modeste hausse mercredi, mais vers 16 h 50 GMT, les trois principaux indices évoluaient en ordre dispersé : le Dow Jones reculait de 0,30 %, le S&P 500 était quasi stable (-0,05 %), tandis que le NASDAQ, à forte coloration technologique, prenait 0,55 %.

Wall Street est « totalement focalisée sur la Fed », affirme Frédéric Rozier, dont l’issue de la réunion de politique monétaire est attendue à 14 h, avant une intervention de son président Jerome Powell, à 14 h 30.

Cependant, aucune surprise n’est attendue de cette décision, selon M. Rozier, « les marchés sont déjà tournés vers la conférence de Jackson Hole », de fin août, au cours de laquelle un calendrier de normalisation de la politique monétaire pourrait être esquissé.

En amont de cette réunion, sur le marché obligataire, les taux d’emprunt faisaient du surplace.

Côté indicateurs, la hausse de l’inflation au Canada s’est poursuivie en juin, s’établissant à 3,1 % sur un an, une augmentation toutefois moins importante qu’en mai.

La technologie au centre de l’action

Aux États-Unis, les trois géants du numérique Apple (-1,05 % à 145,21 dollars), Alphabet (+3,72 % à 2736,33 dollars) et Microsoft (+0,18 % à 287,10 dollars), ont publié des comptes de résultats qui dépassent les attentes des analystes.

À Paris, Capgemini a gagné 3,77 % à 177,55 euros, fort d’un chiffre d’affaires en hausse et du relèvement de sa prévision de croissance sur 2021.

Atos a perdu pour sa part 3,18 % à 39,93 euros. Le groupe a enregistré une perte nette de 129 millions d’euros au premier semestre 2021.

Le luxe au beau fixe

Après son concurrent LVMH (+2,78 % à 688,20 euros) la veille, l’autre géant français du luxe Kering a fait état « d’excellentes performances au premier semestre », ses ventes et son bénéfice net dépassant le niveau d’avant pandémie, notamment grâce à Gucci. Le titre est monté de 3,64 % à 757,80 euros à Paris.

Dans leur sillage, Hermes a pris 2,01 % à 1295,50 euros et à Zurich, Richemont est montée de 1,13 % à 115,85 francs suisses.

Boeing décolle

Le constructeur aéronautique américain Boeing (+4,80 % à 232,94 dollars) est repassé dans le vert au deuxième trimestre après avoir perdu de l’argent pendant six trimestres de suite.

Dans son sillage, Airbus a pris 2,65 % à 115,30 euros, à Paris.

Le tourisme britannique optimiste

Le secteur touristique a grimpé grâce à la décision du Royaume-Uni d’exempter de quarantaine les voyageurs complètement vaccinés contre la COVID-19 dans l’UE (hors France) et aux États-Unis. Le groupe IAG (British Airways) a pris 3,76 % à 181,92 pence et la compagnie aérienne britannique EasyJet 4,64 % à 888,80 pence.

BAT toussote

À Londres, le cigarettier BAT a reculé de 1,16 % à 2738,50 pence. Ses revenus restent encore très dépendants du tabac traditionnel qui est en perte de vitesse, mais son activité progresse fortement dans le vapotage et la cigarette électronique.

Deutsche Bank recule

La banque allemande a perdu 1,13 % à 10,50 euros. Elle a relevé ses prévisions de recettes à l’horizon 2022, mais ses recettes dans la banque d’investissement sont en baisse.

Du côté du pétrole, du bitcoin et de l’euro

Les cours du pétrole se maintenaient en petite hausse. Les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont enregistré une baisse plus importante que prévu durant la semaine dernière.  

Vers 12 h 50, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre prenait 0,44 % à 74,81 dollars à Londres par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril de WTI pour le même mois progressait de 0,88 % à 72,28 dollars.

Dans le même temps, l’euro était stable (-0,03 %) face au billet vert, à 1,1812 dollar.  

Le bitcoin titillait la barre des 40 000 dollars (+4,68 % à 39 800 dollars).