(Paris) Les Bourses européennes ont enclenché la marche avant lundi pour démarrer la semaine, après leur surplace de vendredi, lors d’une journée marquée par la fermeture des marchés américains.

Agence France-Presse

Après avoir dans l’ensemble entamé la séance dans le rouge, Paris (+0,22 %), Londres (+0,58 %), Francfort (+0,08 %) et Milan (+0,63 %) ont réussi à se ressaisir pour gagner du terrain.

Wall Street est pour sa part fermée lundi, au lendemain de la fête nationale américaine, ce qui a entraîné des volumes d’échanges globalement faibles.

Vendredi, la Bourse de New York avait atteint des niveaux record, soutenue par les bons chiffres de l’emploi qui ont confirmé la vigueur de la reprise de l’économie américaine.

Constatant une séance « atone », Yann Azuelos, gestionnaire de portefeuille chez Mirabaud France, relève tout de même la bonne performance des valeurs bancaires.  

« Le marché attend de voir comment va se développer le virus, ce qui pourrait faire dérailler la reprise, et les résultats semestriels qui ne vont pas tarder », ajoute-t-il.

La séance a manqué de catalyseurs et les investisseurs ont dû se contenter de quelques indicateurs pour prendre position.

Le marché automobile allemand a ainsi connu entre janvier et juin 2021 l’un des plus mauvais semestres depuis 1991, sur fond de pénuries de puces électroniques et de lente reprise post-pandémie.

En France, la croissance de l’activité du secteur privé s’est nettement accélérée en juin avec la levée des restrictions sanitaires, a confirmé de son côté le cabinet IHS markit lundi.

Les bancaires à la fête

BNP Paribas (+2,21 % à 53,63 euros), Société Générale (+2,45 % à 25,69 euros) et Crédit Agricole SA (+1,67 % à 12,05 euros) ont terminé dans le peloton de tête à Paris, tout comme Barclays (+3,10 % à 177,70 pence) à Londres et Commerzbak (+1,64 % à 6,01 euros) à Francfort.

Les négociations de l’OPEP+ dans l’impasse, l’or noir grimpe

Les prix du pétrole montaient lundi alors que les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs dix alliés via l’accord OPEP+ ne se réuniront finalement pas, contrairement à ce qui était prévu, le cartel se trouvant toujours dans l’impasse.  

Cette réunion, qui aurait initialement dû être bouclée jeudi dernier, devait statuer sur la production de l’alliance à compter du mois d’août, mais des désaccords profonds impliquant les Émirats arabes unis bloquent les négociations.

Aucune nouvelle date de réunion n’a pour l’heure été arrêtée.

Vers 12 h, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 76,91 dollars à Londres, en hausse de 1,24 % par rapport à la clôture de vendredi.

À New York, le baril de WTI pour le mois d’août prenait 1,14 % à 75,97 dollars.

Sanofi souffre en dépit d’une date pour son vaccin

Le vaccin contre la COVID-19 développé par le laboratoire français Sanofi (-1,14 % à 86,90 euros), en collaboration avec le britannique GSK, devrait être disponible en décembre, a précisé le président France du laboratoire, lundi.

Morrisons convoité

Le fonds américain Apollo a annoncé lundi envisager de se lancer dans la bataille pour racheter l’enseigne britannique de supermarchés Morrisons (+11,55 % à 267,50 pence).

Samedi, Morrisons avait annoncé accepter l’offre de rachat, pour 6,3 milliards de livres, d’un consortium mené par le fonds Fortress.

Du côté des devises et du bitcoin

L’euro était à l’équilibre face au billet vert à 1,1867 dollar, tandis que la livre britannique grappillait 0,15 % à 1,3853 dollar.

Le bitcoin grimpait pour sa part de 0,79 % à 33 700 dollars environ.