(New York) Les prix du pétrole ont atteint des sommets en plusieurs années mercredi après une nouvelle chute des réserves de brut aux États-Unis.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 74,39 dollars à Londres, en hausse de 0,54 % ou 40 cents par rapport à la clôture de mardi.

À New York, le baril de WTI pour le mois de juillet a gagné 0,04 % ou 3 cents, à 72,15 dollars.

Le Brent et le WTI ont touché mercredi en cours de séance de nouveaux records en plusieurs années, à 74,96 dollars et 72,99 dollars.

Selon un rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’Information sur l’Énergie (EIA), les stocks de brut ont chuté de 7,4 millions de barils (MB) au 11 juin pour s’établir à 466,7 MB. Les analystes tablaient sur une baisse médiane de 2,5 MB.

Les stocks d’essence, également attendus en baisse (-1 MB), ont en revanche augmenté de 2 MB.  

Il s’agit de la quatrième semaine de recul consécutive pour les réserves américaines de brut, au plus bas depuis février.

Mardi, la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier aux États-Unis, l’American Petroleum Institute (API), avait déjà indiqué que les stocks de brut aux États-Unis avaient baissé de 8,5 millions de barils la semaine passée.

« Une forte baisse des stocks de brut contribue à prolonger la hausse des cours débutée hier après le rapport de l’API », note Bart Melek de TD Securities.

« Bien qu’il semble que les courtiers soient prêts à tester la limite haute des prix récents, nous restons sceptiques à l’idée que les marchés se resserrent suffisamment pour atteindre le seuil des 80 dollars le baril dans l’immédiat », a cependant tenu à tempérer l’expert.  

Selon M. Melek, plusieurs facteurs continuent en effet de peser sur le marché, dont les risques liés au variant Delta du coronavirus, la possibilité d’un retour de l’offre iranienne, la hausse de la production de schiste aux États-Unis ainsi qu’une croissance timorée de la demande américaine.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés de l’OPEP+ pourraient également assouplir encore davantage leurs quotas de production, ce qui aurait pour effet de tirer les prix vers le bas en faisant revenir des barils sur le marché.