(Toronto) L’indice phare de la Bourse de Toronto s’est aventuré encore plus loin en territoire record, vendredi, soutenu notamment par les gains du secteur de l’énergie, eux-mêmes alimentés par une hausse du cours du pétrole brut et l’augmentation de la demande.

La Presse Canadienne

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a grimpé de 88,88 points pour terminer au cours de clôture record de 20 138,35 points. Il a avancé jusqu’à 20 155,92 plus tôt dans la séance.

Le marché torontois enregistre ainsi un troisième gain hebdomadaire consécutif et affiche une croissance de 15,5 % par rapport au début de l’année.

À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a pris 13,36 points à 34 479,60 points, tandis que l’indice élargi S&P 500 a avancé de 8,26 points à 4247,44 points. L’indice composé du NASDAQ s’est emparé quant à lui de 49,09 points à 14 069,42 points.

« Bien que la tendance générale des marchés soit à l’optimisme, à l’amélioration des données économiques et à l’amélioration des données sur les bénéfices, et ainsi de suite, je pense que nous sommes actuellement en pleine transition », a observé Philip Petursson, stratège en chef des investissements chez Gestion de placements Manuvie.

« Nous sommes entre les saisons de résultats des premier et deuxième trimestres, et la hausse de l’inflation semble être un problème à court terme, tandis que les rendements obligataires sont tombés à leur plus bas niveau en quelques mois. »

« Donc, dans l’ensemble, nous suivons toujours une tendance positive, mais je pense que les marchés vont […] potentiellement rester sur les lignes de côté tout au long de l’été », a-t-il fait valoir lors d’une entrevue.

Le secteur des matériaux a été le seul des onze groupes du TSX à reculer vendredi, les prix de l’or ayant chuté en raison de la vigueur du dollar américain.

Le contrat à terme sur l’or pour livraison en août a retraité de 16,80 $ US à 1879,60 $ US l’once à la Bourse des matières premières de New York, tandis que celui sur le cuivre pour livraison en juillet a bondi de 5,25 cents US pour terminer près de 4,54 $ US la livre.

Le secteur de la consommation discrétionnaire a dominé le parquet torontois, gagnant 1,3 % alors que les actions de Canadian Goose ont augmenté de 4,6 % grâce à un fort rebond attribuable aux réouvertures de magasins dans certaines parties de son réseau et à une diversification de ses activités pour vendre d’autre chose que des parkas.

Le secteur de l’énergie a suivi de près, le cours du pétrole ayant dépassé le seuil des 71 $ US le baril plus tôt dans la journée à New York. Le prix du baril a clôturé en hausse de 62 cents US, à 70,91 $ US, cumulant un gain de 46 % depuis le début de l’année.

Le groupe de l’énergie est ce qui a permis au TSX de devancer ses homologues américaines vendredi.

« Lorsque les marchés pétroliers se portent bien, le TSX se porte bien historiquement et le TSX a tendance à mieux performer que les États-Unis lorsque nous sommes dans un environnement de croissance et d’inflation qui accélère, ce que nous connaissons aujourd’hui », a souligné M. Petursson.

Il a expliqué que les prix du pétrole avaient augmenté parce que l’offre aux États-Unis n’avait pas fortement rebondi et que la demande augmentait avec la progression des vaccinations contre la COVID-19, qui entraîne la levée des restrictions sanitaires.

« Donc, vous avez une forte demande et vous avez une offre plus serrée qui pousse le prix du pétrole au-dessus de ce que je dirais que la plupart des attentes étaient au début de l’année. »

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 82,32 cents US, en baisse par rapport à celui de 82,69 cents US de la veille.