(New York) Les prix du pétrole ont plongé d’environ 3 % mercredi après des données montrant une hausse des stocks américains de brut et alors que la COVID-19 menace la reprise de la demande asiatique.

Agence France-Presse

Le baril de WTI pour le mois de juin coté à New York a chuté de 3,25 % par rapport à la clôture de mardi, à 63,36 dollars.  

Celui de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à 66,66 dollars à Londres, en baisse de 2,98 %.

WTI et Brent ont lâché jusqu’à 5 % en cours de journée avant de se reprendre un peu avant la clôture.

Déjà en baisse pendant la séance européenne, les deux contrats de référence ont fléchi davantage après l’annonce par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) d’une hausse des stocks commerciaux de brut dans le pays la semaine passée d’environ 1,3 million de barils.

La « faiblesse de la demande en carburant » est aussi à craindre « en Inde, au Japon, à Taïwan, en Thaïlande et au Vietnam », selon Melinda Earsdon, analyste de Oanda, qui met en avant la recrudescence des cas de COVID-19 dans ces pays et les nouvelles restrictions qu’elle entraîne.

Même si le nombre de nouvelles contaminations tend à diminuer, l’Inde a par exemple enregistré mercredi un nouveau record de 4529 décès dus à la COVID-19 en 24 heures, toujours sous l’effet d’une violente deuxième vague épidémique.

La situation de l’offre n’était pas de nature à soutenir les prix, d’autant qu’un retour sur le marché du pétrole iranien paraît plus probable à mesure que les négociations avancent sur le sujet épineux du nucléaire iranien.

L’ambassadeur russe auprès des organisations internationales à Vienne Mikhail Ulyanov a fait état mardi sur Twitter de « progrès significatifs » entre les différentes parties.

L’Iran, dont l’industrie pétrolière est soumise à un embargo par les États-Unis, produit actuellement près de 2,4 millions de barils par jour de pétrole brut, selon les derniers chiffres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) dont le pays fait partie.

Il y a un peu plus de trois ans, avant l’avalanche de sanctions économiques et financières américaines, il en produisait 1,4 million supplémentaires, un volume qui serait aujourd’hui difficile à absorber par un marché toujours fragilisé par la pandémie.