(New York) Les cours du pétrole ont terminé en baisse jeudi alors que la situation en Inde, où la COVID-19 continue de frapper sévèrement, préoccupe les investisseurs sur la demande mondiale d’or noir.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a conclu à 68,09 dollars, en repli de 1,26 % à Londres, par rapport à la clôture de la veille.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de juin a perdu 1,40 % à 64,71 dollars.

La recrudescence de la maladie en Inde « est vraiment un des derniers obstacles à la réouverture mondiale des économies et à la renaissance complète de la consommation de carburants », a résumé John Kilduff d’Again Capital.

« L’Inde est une source importante pour la demande de pétrole dans le monde, on ne peut pas l’ignorer et en ce moment, ils traversent un mauvais passage avec la maladie », a ajouté l’analyste.

L’Inde a annoncé jeudi un record de près de 4000 décès dus à la COVID-19 et 412 000 nouvelles contaminations en 24 heures, tandis que les autorités préviennent que le pays doit se préparer à affronter « de nouvelles vagues ».

À un pic en 2019, avant un reflux en 2020 sous l’effet de la pandémie, l’Inde consommait plus de 5 millions de barils par jour, ce qui la plaçait au troisième rang derrière les États-Unis et la Chine, d’après les chiffres du géant pétrolier BP.

Les États-Unis ont pourtant montré des chiffres solides mercredi avec une baisse de leurs réserves commerciales de brut et de fortes exportations, a encore souligné l’expert d’Again Capital.

« On sait que la réouverture totale est en route, mais il faut s’assurer que tous les pays repartent d’un bon pied pour que les cours poursuivent leur hausse », a-t-il ajouté.

Les réserves commerciales américaines de pétrole brut ont décru de 8 millions de barils, signe de la poursuite de la reprise avant l’ouverture de la saison des grands déplacements estivaux en voiture, selon l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) mercredi.