(New York et Toronto) La Bourse de New York a clôturé en ordre dispersé mercredi, l’indice des valeurs vedettes Dow Jones atteignant un nouveau record, tandis que les valeurs technologiques du NASDAQ ont légèrement reculé.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Selon des chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones a terminé en hausse de 0,29 % à 34 230,34 points, un nouveau sommet.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, qui avait abandonné presque 2 % la veille, a encore lâché 0,37 % à 13 582,42 points.

Le S&P 500 est resté quasi stable, grappillant 0,07 %, à 4167,59 points.

Les matières premières ont fait grimper la Bourse de Toronto.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a grimpé de 122,71 points à 19 310,74 points.

La performance du TSX a été soutenue par les gains de ses plus grands secteurs, notamment ceux de l’énergie, des matériaux et de l’industrie.

Le groupe de l’énergie a avancé de 2,7 % par rapport à un recul des prix du pétrole brut attribuable à une baisse des réserves américaines supérieure aux attentes.

Le groupe des technologies de l’information a retraité de 1,2 %.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 81,49 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 81,20 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé de 6 cents US à 65,63 $ US le baril, tandis que celui de l’or a avancé de 8,30 $ US à 1784,30 $ US l’once. Le prix du cuivre a pour sa part avancé de 0,25 cent US à 4,52 $ US la livre.

Les titres des fabricants de vaccins ont reculé en fin de séance avec l’annonce que l’administration américaine était favorable à la levée des protections de propriété intellectuelle pour les vaccins contre la COVID-19, afin d’accélérer leur production et distribution.

Moderna, inclus dans l’indice du NASDAQ, a plongé de 6,19 % à 162,84 $. Novavax, dont le vaccin est encore à l’étude, a cédé presque 5 %. Pfizer a stagné tandis que son partenaire allemand BioNtech a lâché 3,45 %. Johnson and Johnson a perdu 0,42 %.

Les indices avaient démarré en hausse « après de bonnes nouvelles du côté des résultats d’entreprises mais aussi de la macro-économie », a relevé Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.  

« Puis le NASDAQ s’est affaibli à nouveau à la suite d’une rotation », les investisseurs se repositionnant sur les titres de l’économie traditionnelle en misant sur une reprise de l’activité.

« Le Dow Jones s’est bien comporté, notamment le secteur des transports, porté par les espoirs d’une réouverture de l’économie », a encore souligné M. Cardillo.

Les investisseurs ont ainsi repris confiance mercredi avec les bons résultats de General Motors. Le constructeur automobile, qui a vu ses profits bondir au premier trimestre, a confirmé ses prévisions annuelles malgré la pénurie de semi-conducteurs. Son titre a grimpé de 4,05 %, à 57,58 dollars.

Les titres des compagnies aériennes ont pris de la hauteur comme Delta (+1,19 %), United Airlines (+0,89 %) et American Airlines (+0,70 %).

Sur le plan des indicateurs, les créations d’emplois dans le secteur privé ont grimpé en avril aux États-Unis, en grande majorité dans les entreprises de services qui ont particulièrement souffert de la crise, selon l’enquête mensuelle de la firme de services aux entreprises ADP.  

Avec 742 000 nouveaux emplois, c’est un peu plus faible que les prévisions, mais l’enquête a révisé à la hausse de près de 50 000 le chiffre des créations d’emplois du mois précédent. Les chiffres officiels de l’emploi pour avril sont attendus vendredi.

L’indice ISM d’activité dans les services a continué de progresser le mois dernier, même si le rythme de croissance s’est affaibli en raison des difficultés d’approvisionnement.

Parmi les grands noms de la technologie, Amazon (-1,25 %), Microsoft (-0,53 %) et Netflix (-1,41 %) ont cédé du terrain. Le loueur de voitures avec chauffeur Uber a terminé la séance en repli de 3,42 % avant d’annoncer une réduction de sa perte trimestrielle. Son cours remontait de plus de 1 % dans les échanges électroniques après la clôture à 51,70 $.