(New York) Les Bourses européennes ont terminé en léger repli mardi, tandis que Wall Street est restée sans réelle direction avant les résultats d’Alphabet et Microsoft et la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Agence France-Presse

En Europe, les investisseurs ont limité les prises de risque, de Francfort (-0,31 %) à Londres (-0,26 %), en passant par Milan (-0,17 %). Seule Paris a fini stable (-0,03 %).

Au lendemain de nouveaux records pour le NASDAQ et le S&P 500, les principaux indices de Wall Street ont hésité jusqu’à la clôture. Le Dow Jones est resté stable (+0,01 %). Le NASDAQ s’est replié de 0,34 % et le S&P 500 de 0,02 %.

Les marchés ont dans un premier temps digéré calmement les résultats d’entreprises européennes, dont HSBC, UBS ou Schneider Electric, puis quelques américaines, notamment General Electric et UPS.

Dans le secteur technologique, après Tesla lundi soir, Alphabet et Microsoft ont dévoilé leurs comptes après la clôture. Grâce notamment à la croissance de l’activité liée au « cloud » ou services d’informatiques à distance, Microsoft a fait mieux que prévu, mais l’action perdait du terrain dans les échanges électroniques après la clôture (-3,35 % vers 17 h 30). Alphabet, la maison mère de Google, a vu son bénéfice presque tripler grâce à la publicité, et le titre grimpait de 4,63 % après la fermeture.

« Ce sont de grosses capitalisations donc elles donneront sûrement le rythme sur les valeurs tech dans les jours à venir », explique Adrien Dumas, directeur actions chez Mandarine Gestion.

Dans l’ensemble, les publications d’entreprises confirment que la reprise économique est en cours, mais les investisseurs ont déjà intégré de nombreux signes de cette reprise.

Les responsables de la Fed ont entamé mardi leur réunion de politique monétaire, au cours de laquelle ils devraient adopter une politique attentiste, maintenant leur soutien à l’économie.

Mais les investisseurs restent toujours aux aguets et scruteront le moindre mot dans le communiqué de la Fed publié mercredi qui pourrait être le signe d’un changement de sa position.  

Concernant les indicateurs, la confiance des consommateurs américains a grimpé plus qu’attendu en avril, et est désormais au plus haut depuis le début de la crise.

La France et l’Allemagne ont appelé la Commission européenne à examiner « au plus tôt » les plans de relance nationaux pour éviter que l’Europe, fragilisée par les ratages de la vaccination, ne se laisse distancer par la Chine et les États-Unis dans la course à la reprise économique.

Tesla n’avance pas

Tesla a fait part d’un profit record et vu son chiffre d’affaires s’envoler de 74 % au premier trimestre. L’action du fabricant de véhicules électriques, qui est beaucoup montée ces derniers mois, a toutefois reculé de 4,53 %.

General Electric déçoit

Le conglomérat américain General Electric (-0,59 % à 13,49 dollars) a confirmé ses prévisions pour l’ensemble de l’année, mais son chiffre d’affaires a déçu.

UPS grimpe

Le géant américain du transport de paquets et colis UPS a dévoilé des revenus trimestriels en forte hausse grâce à l’envolée du commerce en ligne. Son titre a bondi de 10,42 % à 194,13 dollars.

Dans son sillage, FedEx est monté de 4,26 % à 287,51 dollars.

UBS plombé par Archegos

À la Bourse suisse, la banque a reculé de 1,98 % à 13,84 francs, après avoir révélé que la débâcle du fonds américain Archegos lui avait coûté presque 800 millions de dollars.

HSBC en revanche a progressé de 4,18 % à 440,40 pence à Londres, après avoir annoncé un bénéfice net plus que doublé au premier trimestre.  

GameStop accélère

GameStop a grimpé de 5,23 %. La chaîne de magasins de jeux vidéo a confirmé la vente massive d’actions, pour environ 551 millions de dollars, que le groupe compte utiliser pour accélérer sa transformation numérique.

Du côté du pétrole, de l’euro, du bitcoin et du cuivre

Les pays producteurs de l’OPEP+ ont convenu mardi de ne pas amender les quotas de production d’or noir fixés début avril pour les trois mois à venir.

Les cours du pétrole ont terminé en hausse soutenue. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a gagné 1,17 % à 66,42 dollars à Londres par rapport à la clôture de la veille.

À New York, le baril américain de WTI pour le même mois a progressé de 1,66 % à 62,94 dollars.

Dans le même temps, l’euro se stabilisait par rapport au dollar (+0,02 %) à 1,2088 dollar vers 15 h 20.  

Le bitcoin a poursuivi sa remontée au-dessus du seuil des 55 000 dollars (+3,31 % à 55 025 dollars).

Le cuivre, qui se rapproche de son plus haut niveau en une décennie, porté par la vague de hausse qui touche les matières premières, est resté stable à 9751 dollars la tonne pour le contrat à trois mois, sur le London Metal Exchange.