(Paris) Les marchés européens et américains ont repris des couleurs mercredi après leurs pertes de la veille, tout en guettant l’évolution sanitaire en Inde, au Brésil et au Japon.

Agence France-Presse

L’Europe a fini dans le vert. Paris (+0,74 %) a été portée par le luxe. Francfort a gagné 0,44 %, Londres 0,52 % et Milan 0,30 %.

Au même moment, la Bourse de New York gagnait du terrain après avoir ouvert en baisse. A 16 h 10 GMT, l’indice des valeurs vedettes Dow Jones progressait de 0,61 %, le NASDAQ de 0,75 % et le S&P 500 de 0,62 %.

« Après les gros déclins de la veille, les marchés européens ont retrouvé une partie de leur position », observe Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

Sur le plan sanitaire, « les taux de contaminations croissants en Asie, particulièrement en Inde et au Japon font redouter que la reprise économique mondiale soit retardée », souligne-t-il.

Les indices boursiers affichent des performances à deux chiffres depuis le début de l’année.

Un triomphe pour le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde, qui a gagné quelque 38 milliards d’euros au premier trimestre, tiré par des placements boursiers eux-mêmes aiguillonnés par les avancées de la vaccination contre la COVID-19.

Désormais, « les investisseurs attendent […] la réunion de la BCE de demain pour leur donner de l’impulsion », estime de son côté Andreas Lipkow, analyste pour Comdirect.

La plupart des acteurs de marché s’attend à ce que la Banque centrale européenne confirme sa politique monétaire en vigueur jeudi et que les conditions financières ne soient pas resserrées.

La Banque du Canada a maintenu mercredi son taux directeur à son niveau plancher de 0,25 % et révisé fortement à la hausse ses prévisions de croissance pour l’économie canadienne en 2021. Elle a dans le même temps laissé entrevoir une hausse de son taux directeur dans la deuxième moitié de 2022, plutôt qu’en 2023 comme elle l’indiquait encore récemment.

Sur le marché de la dette souveraine, l’accalmie sur les taux se poursuivait et le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans était stable à 1,57 %.

Indigestion chez les livreurs de repas

Le groupe de livraison de repas Just Eat Takeaway a perdu 2,70 % à 7716,00 pence. Le Financial Times a révélé que son concurrent Uber Eats s’apprêtait à faire son entrée dans les prochaines semaines en Allemagne, où Just Eat Takeaway bénéficie pour l’heure d’une position dominante.

Outre-Rhin, Hello Fresh (-3,73 % à 71,24 euros) et Delivery Hero (-1,48 % à 126,85 euros) ont fait les frais de cette annonce.

La pharmacie en tête du DAX

Les valeurs pharmaceutiques se sont distinguées à Francfort, à l’image de Bayer (+3,16 % à 55,85 euros) et Frenesius SE (+3,07 % à 39,44 euros).

Kering tire le luxe

Le groupe français a réalisé un chiffre d’affaires au premier trimestre 2021 qui dépasse le niveau pré-pandémie de 2019. Son titre a gagné 4,17 % à 652,20 euros et emporté dans son sillage LVMH (+3,19 % à 624,60 euros) et Hermès (+1,63 % à 1026,50 euros).

A Milan, Moncler a gagné 4,26 % à 52,36 euros et Salvatore Ferragamo 3,37 % à 17,14 euros.

La Juventus s’écroule

Toujours à Milan, le titre de la Juventus Turin a dégringolé de 13,70 % à 0,75 euro, après la défection des clubs anglais dans le projet de Super Ligue dont le club de football italien est l’un des instigateurs.  

Le pétrole, l’euro et le bitcoin redescendent

Les prix du pétrole cédaient du terrain mercredi. Les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont légèrement rebondi après trois semaines de baisse consécutives, déjouant les attentes des analystes qui anticipaient un nouveau repli.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 65,90 dollars à Londres, en baisse de 1,01 % par rapport à la clôture de mardi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de juin, contrat de référence à partir de mercredi, perdait 1,20 %, à 61,93 dollars.

L’euro se stabilisait (-0,04 %) face au billet vert, à 1,2031 dollar.

Le bitcoin reculait de 1,01 % à 56 219 dollars vers 16 h GMT.