(New York et Toronto) La Bourse de New York a conclu en baisse lundi, sujette à des prises de bénéfices après des records vendredi et au début d’une semaine chargée en résultats d’entreprises.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a entraîné les autres indices à la baisse, perdant 0,98 % à 13 914,77 points. L’indice Dow Jones a lâché 0,36 % à 34 077,63 points et le S&P 500 a perdu 0,53 % à 4163,26 points.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a glissé de 146,90 points pour terminer la séance avec 19 204,42 points, après avoir grimpé vendredi jusqu’à 19 380,68 points.

« Nous avons atteint des sommets records vendredi, alors je crois que les investisseurs prennent simplement une pause, et attendent de voir les résultats d’entreprises de cette semaine et de la semaine prochaine », a estimé Pierre Cléroux, économiste en chef de la Banque de développement du Canada.

Le secteur technologique a reculé au Canada et aux États-Unis, après quelques semaines de solides gains.

L’action de Shopify a reculé de 5,2 %, tandis que celle de Lightspeed POS a perdu 3,6 %.

Au sud de la frontière, le secteur a été miné par le recul de 3,7 % de l’action de Tesla, après que deux personnes ont été tuées au Texas dans un accident impliquant un de ses véhicules.

M. Cléroux ne croit pas que le recul de lundi devrait être considéré comme inquiétant pour le secteur.

« Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un renversement de tendance. Je crois que c’est simplement le fait que ces actions ont tellement grimpé ces quelques dernières semaines que les investisseurs prennent une pause et attendent de voir les résultats. »

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 79,88 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 79,98 cents US de vendredi.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a gagné 24 cents US à 63,43 $ US le baril, tandis que celui de l’or a perdu 9,60 $ US à 1770,60 $ US l’once. Le prix du cuivre a pour sa part avancé de 7 cents US pour terminer la journée près de 4,24 $ US la livre.

Vendredi, profitant de bons résultats trimestriels et de données suggérant un fort redémarrage de l’économie américaine, le Dow Jones et le S&P 500 avaient atteint de nouveaux records. Le NASDAQ, qui a fêté lundi le 50e anniversaire de son lancement sur le marché en 1971, avait terminé à quelques dizaines de points de son sommet de mi-février.

« Lundi, on a vu le marché se corriger un peu lui-même […] avec des prises de profits qui ont touché le secteur de la technologie », a affirmé Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.

« Chaque fois que le marché atteint un sommet, il se replie pour repartir de l’avant », a ajouté l’analyste.

La semaine boursière allait être dominée par les résultats trimestriels.

Lundi, Coca-Cola a dépassé les attentes malgré un bénéfice en recul ayant pâti de l’impact de la pandémie sur ses ventes dans les restaurants ou les cinémas.

Le groupe prévoit en 2021 une croissance de son chiffre d’affaires organique de 5 % à 10 % et de 5 % à 15 % pour son bénéfice par action. Le titre a gagné 0,65 %.

Le constructeur de motos Harley Davidson a affiché des bénéfices très supérieurs aux prévisions et son titre a décollé de presque 10 %.

IBM (-0,49 %) et United Airlines (-1,58 %) devaient suivre après la clôture tandis qu’étaient attendus pour mardi les résultats de Johnson & Johnson (+0,25 %), Procter & Gamble (-0,20 %) ainsi que de Netflix (+1,45 %).

Trente-quatre sociétés du S&P 500 ont déjà publié leurs résultats du 1er trimestre et parmi elles, 88 % ont battu les estimations, a relevé Art Hogan de National Securities. Ces résultats sont en moyenne supérieurs de 22 % aux prévisions.

Tesla a lâché 3,40 % après un accident mortel samedi soir impliquant une de ses voitures électriques à bord de laquelle il ne semblait pas y avoir de conducteur au volant, selon la police.

Le groupe de microprocesseurs Nvidia a perdu 3,46 % après une annonce du gouvernement britannique ouvrant une enquête sur le rachat du britannique Arm, en évoquant des problèmes de sécurité nationale.

La guerre dans le football européen où une poignée de clubs parmi les plus riches veulent former une « Super League » privée, en rupture avec la Ligue des champions de l’UEFA, a fait grimper de 6,74 % le titre du club de foot anglais Manchester United.   

Les autres clubs rebelles comptent le Real Madrid, le FC Barcelone et la Juventus Turin notamment, dont le titre aussi s’est aussi envolé (+17,85 %) à la Bourse de Milan.

Les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans ont peu augmenté à 1,60 %.