(New York) Les Bourses mondiales évoluaient globalement en hausse jeudi, les indices européens ayant dans l’ensemble conservé ou dépassé leurs récents plus hauts au terme d’une séance toutefois hésitante faute de nouvelles majeures.

Agence France-Presse

La Bourse de Paris a ainsi pris 0,57 % après avoir atteint en début de séance un niveau inédit depuis le 28 novembre 2000 (6171,45 points). De son côté, Londres a fini au plus haut depuis fin février 2020 (+0,83 %), tandis que Francfort a grappillé 0,17 %. Seule la Bourse de Milan a reculé de 0,66 %.

Outre-Atlantique, les indices de la Bourse de New York ont conclu dans le vert, tirés par le secteur de la technologie et un nouveau record du S&P 500. Le NASDAQ a grimpé de 1,03 %, le S&P 500 de 0,42 % et le Dow Jones de 0,17 %.

Au cours d’une discussion dans le cadre des réunions du FMI, le patron de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell a de nouveau insisté sur le fait que la reprise était « incomplète ».  

Il a aussi ajouté que les achats de bons du Trésor par l’institution, pour soutenir la reprise et conserver des taux d’intérêt bas, se poursuivraient jusqu’à ce qu’il y ait « de substantiels progrès ».  

« Il semble que ce message ait soutenu les actions mais aussi les obligations », a souligné Karl Haeling, analyste pour LBBW.

Les rendements sur les bons du Trésor américain à 10 ans ont reculé, sous 1,62 % au lieu de 1,67 % la veille.

Le marché est « dans une phase de réflexion » et de « respiration » après avoir déjà intégré pas mal de bonnes nouvelles, a pour sa part noté Alexandre Baradez, analyste chez IG France, faisant référence aux signes de reprise économique et aux indicateurs positifs publiés ces derniers jours aux États-Unis et en Europe.  

Nous sommes « dans une ambiance de consolidation », complète-t-il, après les récents sommets atteints des deux côtés de l’Atlantique.

La plupart des marchés européens, dopés par les perspectives de reprise économique, évoluent ces dernières semaines au plus haut depuis plusieurs années ou mois, voire enchaînent les records historiques pour le Dax, le Dow Jones et le S&P 500, qui en a franchi trois cette semaine.  

« L’accélération de la croissance qu’on attend pour les trimestres à venir dans les pays développés devrait être portée par la force du rebond de l’économie américaine », souligne Sebastian Paris Horvitz, stratégiste chez LBPAM. « Les marchés jouent de ce rebond à venir […], notamment avec les Bourses qui reviennent à ou dépassent leur plus haut historique. »

Dans une déclaration adressée au comité de pilotage du Fonds monétaire international, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a aussi exhorté les grandes économies du monde à ne pas relâcher l’effort budgétaire pour soutenir l’économie mondiale.

Les inscriptions au chômage aux États-Unis ont toutefois de nouveau pris de court les prévisionnistes en affichant une nouvelle hausse la semaine passée. Cela contraste avec la reprise économique qui commence à se dessiner dans le pays, où les vaccinations avancent vite.

Alstom en forme

A Paris, Alstom a gagné 0,96 % à 44,20 euros. La SNCF a passé commande auprès du constructeur ferroviaire des 12 premiers trains à hydrogène français. Les premiers essais sont annoncés fin 2023.  

Les voyagistes pénalisés à Londres

Le croisiériste Carnival a perdu 4,42 % à 1719,00 pence. Le groupe a annoncé une perte de plusieurs milliards de dollars au premier trimestre et un très fort endettement à cause de la COVID-19, même s’il commence à entrevoir un redémarrage de son activité.

Easyjet a reculé de 2,79 % à 992,00 pence.

Pour Michael Hewson, analyste en chef chez CMC Markets UK, l’une des raisons de cette faiblesse du secteur des voyages pourrait être la crainte que le Royaume-Uni ne prenne du retard dans son programme de vaccination étant donné qu’il a décidé de réserver le vaccin d’AstraZeneca contre la COVID-19 aux plus de 30 ans par précaution.  

AstraZeneca progresse

Le laboratoire britannique est monté de 2,03 % à 7243,00 pence, le gouvernement britannique s’étant efforcé jeudi de rassurer la population sur la sûreté des vaccins, au lendemain de son annonce sur le seuil de l’âge de 30 ans.

Le pétrole mitigé

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a terminé à 63,20 dollars (+0,06 %) par rapport à la clôture de la veille.  

A New York, le baril américain de WTI pour mai cédé 0,28 % à 59,60 dollars.

Dans le même temps vers 19 h GMT, l’euro montait face au dollar (+0,41 % à 1,1916 dollar), tandis que la livre britannique restait stable face au billet vert à 1,3737 dollar.

Le bitcoin montait de 3,17 % à 58 008 dollars.