(Londres) Les prix du pétrole étaient en hausse jeudi au lendemain de la publication de stocks de bruts aux États-Unis en légère baisse et après le début du très attendu sommet des membres de l’OPEP+.

Agence France-Presse

Vers 10 h 35, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, valait 63,43 dollars à Londres, en hausse de 1,10 % par rapport à la clôture de la veille.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de mai s’appréciait de 1,28 %, à 59,92 dollars.

Le marché n’a d’yeux jeudi que pour le sommet ministériel de l’alliance composée des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses dix alliés, connue sous l’acronyme OPEP+.

La réunion a débuté en visioconférence peu avant 13 h GMT (15 h à Paris et à Vienne, où se trouve le siège du cartel), avec à l’issue une probable prolongation de leurs coupes actuelles de l’avis des analystes.

« Toutefois, avec l’OPEP+, on peut s’attendre à tout », a cependant averti Lukman Otunuga, analyste de FXTM.

L’alliance laisse chaque jour quelque 7 millions de barils sous terre. À cela vient s’ajouter 1 million sabré par l’Arabie saoudite, afin de ne pas inonder le marché avec un or noir qu’il ne peut absorber en raison des dégâts économiques de la pandémie de COVID-19.

Le marché s’interroge sur le devenir de ce « cadeau » saoudien. Quant à la Russie et au Kazakhstan, auront-ils de nouveau le droit d’augmenter à la marge leur production ?

« La situation mondiale est loin d’être homogène et la reprise est loin d’être complète », a commenté le ministre saoudien de l’Énergie et chef de file de l’alliance, Abdelaziz ben Salmane, dans un discours introductif à la réunion diffusé sur le site du cartel.

Le vice-premier ministre russe Alexandre Novak, chargé de l’Énergie, qui s’exprimait lui aussi en préambule du sommet, a tenu un discours plus optimiste se félicitant des « résultats » des campagnes de vaccination à travers le monde.

Les investisseurs digéraient également jeudi la diminution des stocks de brut aux États-Unis la semaine passée annoncée la veille par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) dans son rapport hebdomadaire.

Ceux-ci ont toutefois baissé d’une ampleur moindre que ce à quoi s’attendaient les analystes, de l’ordre de 900 000 barils.