(Paris) Les marchés européens ont clôturé en ordre dispersé mercredi pendant que Wall Street hésitait, une nouvelle tension sur les marchés obligataires venant perturber les investisseurs.

Agence France-Presse

En Europe, Paris a clôturé en hausse de 0,35 %, Francfort de 0,29 % et Londres de 0,93 %, tandis que Milan a abandonné 0,16 % et Madrid 0,32 %.  

À Wall Street à mi-séance vers midi, l’indice Dow Jones gagnait 0,28 % mais le NASDAQ lâchait 1,03 % et le S&P 500 0,30 %.

« Le mouvement haussier sur les rendements souverains a fait pression sur les actions » à travers l’Europe, affirme David Madden, analyste pour CMC Markets UK.

Le taux français à dix ans cotait en fin de séance -0,045 % et le taux allemand -0,290 %, la plupart des pays de la zone euro voyant leurs taux monter d’entre 5 et 9 points de base.

Le taux d’intérêt américain à dix ans se tendait aussi nettement, à 1,48 %, se rapprochant de la barre symbolique de 1,50 % qui avait engendré une chute à Wall Street la semaine dernière.  

La forte tension des taux la semaine dernière avait semé un vent d’inquiétudes chez les investisseurs qui y voient le signe avant-coureur d’une accélération débridée de l’inflation.

Au rang des indicateurs américains mercredi, le rythme des créations d’emplois dans le secteur privé a ralenti en février par rapport à janvier,  selon l’enquête mensuelle d’ADP. Le secteur des services a pour sa part progressé moins vite qu’attendu et a même ralenti par rapport à janvier.

Plus tôt mercredi, les indices asiatiques avaient été à la fête malgré la publication d’une statistique économique décevante en Chine.

L’automobile à l’honneur

À Francfort, le secteur automobile a occupé les premières places sur l’indice vedette Dax : Volkswagen a pris 4,69 % à 185,18 euros, Continental 5,43 % à 123,35 euros, BMW 4,88 % à 76,10 euros et Daimler 1,63 % à 69,38 euros.

À Paris, Stellantis a perdu 0,22 % à 13,86 euros après la publication des résultats annuels de PSA et de Fiat Chrysler (FCA) qui sont restés rentables malgré la crise du secteur automobile.

Le concurrent Renault s’est maintenu en haut du CAC 40 (+5,21 % à 39,37 euros).

Le Dax remanié ?

En soirée, l’opérateur Deutsche Börse va annoncer la revue trimestrielle de la composition de son indice vedette, le Dax, avec la possible entrée de Siemens Energy (-1,99 % à 30,05 euros), mise en Bourse par Siemens (+2,49 % à 133,12 euros) en septembre.

Selon des bruits de marché, le sortant possible pourrait être Beiersdorf (-0,88 % à 83,38 euros).

Hôtels-restaurants enjoués

Les valeurs de l’hôtellerie et de la restauration ont profité de l’espoir de nouvelles aides et de la perspective d’une réouverture de l’économie.  

À Londres, le groupe Whitbread, propriétaires des hôtels Premier Inn, a grimpé (+5,55 % à 3595,00 pence), tout comme le spécialiste de la restauration collective Compass (+2,36 % à 1561,00 pence).

Microsoft crie haro sur les pirates

Le titre du groupe perdait 1,40 % à 230,60 dollars. Le géant de l’informatique a averti ses clients mardi qu’un groupe de pirates informatiques soutenus par l’État chinois avait exploité des failles de sécurité dans ses services de messagerie Exchange pour voler les données de ses utilisateurs professionnels.

Du côté du pétrole, des devises et du bitcoin

Les prix du pétrole repartaient de l’avant mercredi, après un accès de faiblesse la veille, dans l’attente d’une première réunion de l’OPEP+ plus tard dans la journée et du sommet ministériel du cartel et ses alliés jeudi.

Selon un rapport américain sur les stocks publié mercredi, les réserves d’essence et de produits distillés ont par ailleurs fortement baissé, pouvant expliquer la hausse des cours.  

Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai gagnait 2,71 % à Londres par rapport à la clôture de la veille, à 64,40 dollars.  

Dans le même temps, le baril américain de WTI pour avril s’appréciait de 3,06 % à 61,58 dollars.

L’euro cédait 0,17 % face au dollar, à 1,2070 dollar.  Le bitcoin montait quant à lui de 8,40 % à environ 51 930 dollars.