(Londres) Les cours du pétrole poursuivaient leur hausse, malgré des stocks de brut qui augmentent aux États-Unis et la perspective d’un retour prochain sur le marché d’une partie de l’or noir de l’OPEP+.

Agence France-Presse

Vers 10 h 45 GMT (5 h 45, heure de l'Est), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril gagnait 0,30 % à Londres par rapport à la clôture de mercredi, à 67,24 dollars.

Le baril américain de WTI pour le même mois s’appréciait dans le même temps de 0,24 % à 63,37 dollars.

À respectivement 67,70 dollars et 63,73 dollars le baril, les deux contrats de référence ont touché plus tôt en séance des niveaux plus vus depuis le 8 janvier 2020.

Les cours de l’or noir « continuent de grimper malgré une hausse-surprise des stocks de brut américain », s’est étonné Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote bank.

Les réserves de pétrole brut aux États-Unis ont en effet augmenté la semaine dernière de 1,3 million de barils selon un rapport de l’Agence américaine d’Information sur l’Énergie (EIA) diffusé mercredi, à la surprise des analystes qui s’attendaient à une substantielle diminution après la vague de froid extrême qui a frappé le sud et le centre des États-Unis la semaine dernière.

C’est en fait l’effondrement du niveau de production américain (-1,1 million de barils par jour) qui l’a emporté chez les investisseurs, causé par la paralysie des infrastructures pétrolières et d’électricité, notamment au sein de l’État producteur du Texas.

« Il s’agit de la plus grande chute hebdomadaire jamais enregistrée », a souligné Avtar Sandu, de Phillip Futures.

« Tout le monde attend maintenant » la réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs alliés de l’OPEP+ qui se tiendra la semaine prochaine, le 4 mars, qui pourrait déboucher sur un « assouplissement des contraintes d’offre » auquel le cartel s’astreint, selon Neil Wilson, de Markets.com, et d’autres analystes.