(New York) Les cours du pétrole ont battu en retraite jeudi, mettant fin à trois séances de hausse, malgré une chute plus importante que prévu des stocks de brut aux États-Unis.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a reculé de 0,64 % à Londres, à 63,93 dollars. Il a toutefois atteint pendant la séance 65,52 dollars, un prix plus vu depuis janvier 2020.

Le baril américain de WTI pour le mois de mars a perdu 1,01 %, à 60,52 dollars. Il a cependant touché pendant la journée 62,26 dollars, une première en plus d’un an.

Les cours des deux barils de référence se sont en outre appréciés de près de 25 % depuis le début de l’année.

Selon les chiffres diffusés jeudi par l’Agence américaine d’Information sur l’Énergie (EIA), les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont chuté la semaine dernière de 7,3 millions de barils (MB), reculant pour la quatrième semaine de suite et dépassant les attentes des analystes, qui avaient tablé sur une baisse de 2,2 MB.

« Bien que le dernier rapport de l’EIA soit de nature haussière pour les cours, le WTI a du mal à dépasser son récent sommet de 62 dollars par baril », explique Bart Melek de TD Securities.

« Si un baril de WTI au-dessus des 62 dollars (65 dollars pour le Brent) est possible, ces hausses supplémentaires risquent de ne pas durer avec l’augmentation de l’offre mondiale à partir d’avril quand les Saoudiens vont reverser l’équivalent d’un million de baril par jour », détaille l’expert.

Dans le cadre d’un accord avec ses partenaires de l’OPEP +, l’Arabie saoudite s’astreint à des quotas de production pour ne pas inonder un marché de l’or noir convalescent, toujours miné par l’impact de la pandémie.

La vague de froid qui touche une partie des États-Unis, dont le Texas, poumon énergétique des États-Unis, a également contribué à faire monter les prix ces dernières séances, car elle risque de perturber la production pétrolière américaine.

Mais les experts s’accordent pour dire que cette rupture est temporaire et ne devrait pas affecter outre mesure les extractions d’or noir.

Pour Bart Melek, tout indique que « le WTI et le Brent vont sans doute s’échanger 5 dollars en dessous de leurs pics récents » dans un futur proche.