(New York et Toronto) La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, le marché gardant un œil inquiet sur les taux obligataires tout en digérant de bons indicateurs américains et la Fed, ce qui a permis au Dow Jones d’établir un nouveau record.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Selon des résultats définitifs, l’indice des valeurs vedette Dow Jones a inscrit un nouveau record en gagnant 0,29 % à 31 613,02 points.

Le NASDAQ, à forte concentration technologique, a lâché 0,58 % à 13 965,50 points. Le S&P 500 a terminé quasiment à l’équilibre à 3931,33 points (-0,03 %).

La Bourse de Toronto a offert sa plus faible performance en plus de deux semaines, la publication de données économiques ayant fait craindre une hausse imminente de l’inflation.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a cédé 117,94 points pour terminer la journée avec 18 374,78 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 78,67 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 78,84 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a gagné 1,08 $ US à 61,16 $ US le baril, tandis que celui de l’or a diminué de 26,20 $ US à 1772,80 $ US l’once. Le prix du cuivre s’est déprécié de 1,35 cent US à 3,82 $ US la livre.

Mauvais départ

La séance avait mal démarré pour tous les indices après la hausse des rendements obligataires sur les bons à 10 ans la veille à cause de craintes de surchauffe de l’économie et du risque d’inflation.

« Le marché boursier est plus sensible aux rendements sur les bons depuis une semaine, c’est ce qui est à l’origine de la pause ces deux, trois derniers jours », a observé Karl Haeling de LBBW.

Paradoxalement, les bons indicateurs du jour, avec une forte hausse des ventes au détail en janvier (+5,3 %) et un progrès sensible de la production industrielle, ont rendu les investisseurs nerveux sur les perspectives d’inflation, ce qui a provoqué une pause.

D’autant plus que l’indice des prix à la production a grimpé de 1,3 % en janvier quand seulement +0,5 % était attendu, signant sa plus forte hausse depuis 2009.

En deuxième partie de séance, les indices ont réduit leurs pertes et le Dow Jones a repris une trajectoire positive après la parution des minutes de la dernière réunion monétaire de la Fed.

Ce compte-rendu a rassuré les investisseurs en montrant à nouveau que les membres de la Banque centrale étaient plus optimistes sur une reprise de l’économie à long terme et n’entrevoyaient qu’une éventuelle accélération des prix « temporaire ».

Mercredi, les taux à 10 ans, qui étaient montés à un plus haut depuis un an la veille à 1,3141 %, ont lâché un peu de lest à 1,2787 % vers 16 h.

Les taux sur les obligations d’État augmentent lorsque les bons sont survendus parce que des perspectives d’inflation risquent de rogner les rendements fixes de ces titres.

Pour Karl Haeling, ces taux « vont continuer probablement d’augmenter », mais il ne « pense pas que des taux à dix ans à 1,5 % voire 2 % soient un problème pour le marché boursier ».

Parmi les titres du jour, Apple a perdu 1,76 % après que la société de portefeuille de Warren Buffett, Berkshire Hathaway a indiqué avoir diminué sa participation dans le groupe technologique.

À l’inverse, le groupe de télécommunications Verizon (+5,24 %) et le groupe pétrolier Chevron (+3 %) ont bénéficié de prises de participation de la même société de portefeuille.

La firme de cybercommerce Shopify était sous pression (-3,32 %) après avoir prévenu d’un ralentissement de sa croissance cette année.