(Londres) Les cours du pétrole ont poursuivi leur hausse mardi, après avoir atteint des records la veille, le marché surveillant l’avancée des campagnes de vaccination contre la COVID-19 et le froid glacial qui frappe les États-Unis.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a légèrement progressé de 0,8 % ou 5 cents par rapport à la précédente clôture, à 63,35 dollars le baril.

Le baril américain de WTI pour le mois de mars, tiré à la hausse par une vague de froid aux États-Unis, a avancé plus vite, s’installant légèrement au-dessus de la barre symbolique des 60 dollars franchie la veille, une semaine après le Brent. Il s’est établi à 60,05 dollars en hausse de 50 cents ou 0,97 % par rapport à la veille.

Pluies verglaçantes, chutes de neige, blizzard, pannes de courant : « la crise énergétique s’est aggravée alors qu’un des temps les plus froids depuis 1989 aux États-Unis a paralysé le système électrique, forcé la fermeture de certaines des plus grandes raffineries et perturbé le flux des pipelines », soulignait Bart Melek de TD Securities.  

Mardi, plus de quatre millions d’habitants et de commerces aux États-Unis n’avaient pas le courant.

Cette situation météorologique extrême perturbe l’offre d’or noir puisqu’elle complique l’exploitation de brut du premier producteur mondial du fait de la mise à l’arrêt de certains puits, de coupures de courant et de perturbation des transports.

Dans le même temps, c’est aussi « l’amélioration de la situation » sur le front de la COVID-19 qui soutient les prix à un niveau d’avant la pandémie, affirme Naeem Aslam, d’Avatrade.

« Les investisseurs savent que nous nous rapprochons du jour où les mesures de confinement prendront fin et où les mesures restrictives contre la COVID-19 seront assouplies », a-t-il continué.