(New York) Les cours du pétrole ont enregistré mardi une nouvelle séance de hausse et fini à leur plus haut en un an, tirés par une série de facteurs encourageants du côté de l’offre ou de la demande.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a gagné 0,88 % ou 53 cents par rapport à la clôture de lundi, s’établissant à 61,09 dollars.

Le baril américain de WTI pour le mois de mars s’est apprécié de 0,67 % ou 39 cents, terminant à 58,36 dollars.

Le Brent reste sur une impressionnante série de huit séances consécutives de hausse. Le WTI a quant à lui bouclé sa septième progression d’affilée.

Les deux contrats de référence en Europe et aux États-Unis se sont appréciés d’environ 20 % depuis le début de l’année et ont retrouvé des prix plus vus depuis fin janvier 2020, avant que la pandémie ne les précipite dans l’abîme.

« Nouveau jour, nouveau sommet : aujourd’hui ne fait pas exception », note Eugen Weinberg, analyste de Commerzbank.

Le pétrole brut « accroît ses gains, stimulé par les réductions d’approvisionnement des principaux producteurs, une discipline stricte (de respect des quotas) et l’espoir de nouvelles mesures de relance économique aux États-Unis », a énuméré Avtar Sandu, de Phillip Futures.

L’analyste fait référence à la politique de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qui a réduit fortement sa production d’or noir depuis le printemps dernier, et s’astreint toujours collectivement à une coupe de quelque 7 millions de barils quotidiens.

Le marché surveille aussi de près les négociations aux États-Unis où le gouvernement de Joe Biden compte passer un plan massif de 1900 milliards de dollars au plus vite pour permettre une relance rapide de l’économie. Le marché du brut pourra en bénéficier.

« Un dollar plus faible a également contribué à l’appréciation des prix », a ajouté M. Sandu.

« Tout le monde sans exception : analystes, chercheurs, banques d’investissement, fonds spéculatifs… brossent un tableau positif pour les mois à venir », a rapporté Tamas Varga, de PVM, se souvenant que « la dernière fois que le marché pétrolier était aussi optimiste, c’était probablement en 2008 ».

Le cours du Brent avait alors dépassé 140 dollars le baril pendant l’été puis s’était effondré, emporté par la crise financière.