(New York) Les prix du pétrole ont fait une pause jeudi, concluant en ordre dispersé, alors les investisseurs étaient partagés sur les conséquences pour l’or noir de l’arrivée de Joe Biden et attentifs à l’état des stocks dans le pays.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a conclu stable à 56,10 dollars (+0,03 % ou 2 cents) par rapport à la clôture de la veille.

Le baril américain de WTI pour le même mois, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, a abandonné -0,33 % ou 18 cents à 53,31 dollars.

« Les prix du pétrole semblent être pris entre des forces opposées » après la prise de fonction de l’administration démocrate aux États-Unis, a estimé Jeffrey Halley, de Oanda.

D’un côté, des mesures « restrictives » pour l’industrie pétrolière, comme le retour dans l’accord de Paris sur le climat, l’accent mis sur le renouvelable et le blocage du projet controversé de construction de l’oléoduc Keystone XL entre le Canada et les États-Unis, pèsent sur les prix ; de l’autre la relance budgétaire « perçue comme positive pour la croissance et donc la consommation de pétrole » leur apporte du soutien, souligne l’analyste.

Le projet de plan de relance de 1900 milliards de dollars pourrait notamment entraîner une hausse de la demande de pétrole américain d’environ 350 000 barils par jour, selon les analystes de Rystad.

« Qu’est-ce qui aura un impact plus important sur la demande ? Les stimuli économiques à court terme ou l’élimination progressive à long terme des combustibles fossiles dans les secteurs des transports et de la production d’électricité ? », s’interroge Eugen Weinberg, de Commerzbank.

Parmi les forces qui pesaient sur les prix jeudi, « les données de l’American Petroleum Institute (API) qui ont montré que les stocks (de brut) ont augmenté de 2,6 millions de barils la semaine dernière » aux États-Unis, a noté Han Tan, analyste de FXTM.

Le rapport hebdomadaire plus officiel sur les stocks pétroliers américains établi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) sera publié vendredi. Le marché s’attend en revanche à une baisse pour celui-ci, de près de 1,7 million de barils, selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg.