(New York) Les prix du pétrole ont regagné du terrain mardi et sont remontés à des prix plus vus depuis dix mois et demi, dans un climat optimiste sur la reprise de la demande d’or noir.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars s’est apprécié de 1,65 % ou 92 cents à Londres, à 56,58 dollars.

Le baril américain de WTI pour le mois de février a de son côté progressé de 1,84 % ou 96 cents à 53,21 dollars.

Les cours des deux contrats de référence sont respectivement montés à 56,75 dollars et 53,28 dollars le baril en cours de séance, une première depuis la fin du mois de février dernier.

« Le pétrole poursuit sa phase de redressement », a constaté Carlo Alberto De Casa, analyste d’ActivTrades.

« La modeste baisse observée hier (lundi) dans les premiers échanges n’était qu’une pause temporaire, les investisseurs continuent de parier sur la poursuite de la reprise de la demande mondiale au cours des prochains mois, après une année 2020 difficile », a-t-il continué.

En 2020, la demande d’or noir a été plombée par la pandémie de COVID-19 et les confinements qui ont été imposés, limitant les déplacements à travers le monde.

L’optimisme du marché s’appuie sur les campagnes de vaccination massives contre la COVID-19 qui ont débuté à travers le monde, même si celles-ci ne suffiront pas à garantir une immunité collective en 2021, a averti lundi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le début d’année « a fortement réduit les risques que le rééquilibrage du marché déraille », ont par ailleurs souligné les analystes de Goldman Sachs, ces derniers pointant la réduction de la production de l’Arabie saoudite annoncée mardi dernier comme autre facteur de soutien des prix du brut.

À l’issue du premier sommet de l’année des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs partenaires mardi, le chef de file et troisième producteur mondial a annoncé une coupe volontaire, hors de l’accord en vigueur, d’un million de barils par jour en février et mars.