(New York et Toronto) La Bourse de New York a conservé son optimisme jeudi en dépit des violences de la veille au Capitole : les trois principaux indices de Wall Street ont grimpé à de nouveaux records historiques.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Selon des résultats définitifs à la clôture, l’indice des valeurs vedette Dow Jones a fini sur une hausse de 0,69 % à 31 041,13 points, déjà son deuxième record de l’année 2021.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a tiré le marché, terminant sur un bond de 2,56 % à 13 067,48 points, un nouveau record.

L’indice élargi S&P 500 n’était pas en reste, inscrivant un plus haut à 3803,79 points, en progrès de 1,48 %.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a franchi pour la première fois le cap des 18 000 points et a clôturé en hausse de 199,46 points, à 18 027,57 points, après avoir grimpé jusqu’à 18 051,75 plus tôt dans la journée.

Son record précédent, touché en février, était de 17 970,51 points, et son record de clôture précédent, atteint le même jour, était de 17 944,06 points.

Neuf des onze secteurs du TSX ont avancé, celui des technologies de l’information en tête avec un gain de 2,3 %. Le groupe de l’industrie a grimpé de 1,8 %, tandis que ceux de la santé et de l’énergie ont pris 1,5 %.

Le secteur des biens de consommation de base et celui des télécommunications ont cédé moins de 1,0 %.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 78,70 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 78,83 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a pris 20 cents US à 50,83 $ US le baril, tandis que celui de l’or a grimpé de 5,00 $ US à 1913,60 $ US l’once. Le prix du cuivre a grimpé de 4,55 cents US pour terminer la séance près de 3,70 $ US la livre.

« Les actions se sont négociées à de nouveaux sommets historiques, alors que les investisseurs se concentrent sur les perspectives d’une relance budgétaire supplémentaire », après la certification la veille de la victoire du démocrate Joe Biden à la présidence des États-Unis, ont souligné les analystes de Wells Fargo.

Les démocrates sont en outre assurés d’avoir, même de peu, le contrôle à la fois de la Chambre et du Sénat après la double élection sénatoriale de Géorgie, ce qui devrait faciliter l’adoption de nouvelles mesures de relance économique ou de dépenses dans les infrastructures.

Autre élément que les analystes mettaient en avant comme ayant rassuré les marchés après l’irruption violente de partisans de Trump au Congrès la veille, le fait que « le président Trump ait appelé à une transition ordonnée du pouvoir, à la suite des troubles au Capitole », a-t-on encore souligné chez Wells Fargo.

Les données économiques du jour ont renforcé le sentiment d’optimisme. L’activité dans les services en décembre a été plus forte que prévu, selon l’indice ISM. Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage ont légèrement baissé (-3000) à 787 000.

Le déficit commercial pour novembre a nettement augmenté (+8 %), au plus haut depuis août 2006, ce qui est pris comme un indicateur positif d’une reprise des échanges mondiaux dans le contexte de la pandémie.

L’action vedette a été celle de Tesla, encore une fois, qui a terminé en hausse de plus de 7 % comme la veille.  

Le titre du constructeur de voitures électriques haut de gamme a dépassé pour la première fois la barre des 800 dollars, permettant avec la gigantesque valorisation du groupe en Bourse de hisser son patron Elon Musk au rang de l’homme le plus riche du monde, devant Jeff Bezos d’Amazon.

« Que c’est étrange… », a réagi le richissime et fantasque patron de Tesla sur Twitter. « Retournons au travail… ».

Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans sur les bons du Trésor a nettement grimpé à 1,0778 % contre 1,0355 % mercredi. C’est la première fois cette semaine depuis mars et le début de la pandémie aux États-Unis que le rendement sur les bons à dix ans dépasse 1 %.