(New York et Toronto) La Bourse de New York a cédé du terrain lundi pour sa première séance de l’année, inquiète de l’accélération des cas de COVID-19 et appréhendant les résultats d’une élection sénatoriale américaine clé mardi en Géorgie.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Selon des résultats provisoires à la clôture, l’indice des valeurs vedette Dow Jones a conclu à 30 223,89 points, en repli de 1,25 %. Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a perdu 1,47 % à 12 698,45 points. Et l’indice élargi S&P 500 a abandonné 1,48 % à 3700,65 points.

Les trois indices, qui avaient pourtant commencé la séance dans le vert, ont perdu jusqu’à plus de 2,5 % en milieu de séance avant de regagner un peu de terrain.

La hausse du cours de l’or a propulsé l’indice de référence de la Bourse de Toronto lors de la première séance de la nouvelle année.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a gagné 94,41 points à 17 527,77 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 78,43 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 78,54 cents US de jeudi dernier.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé de 90 cents US à 47,62 $ US le baril, tandis que celui de l’or a bondi de 51,50 $ US à 1946,60 $ US l’once. Le prix du cuivre a pour sa part grimpé de 3,55 cents US à 3,55 $ US la livre.

La pandémie ne s’essouffle pas

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 1 843 631 morts dans le monde et les États-Unis ont débuté l’année 2021 en franchissant un nouveau seuil sinistre avec 20 millions de cas recensés de COVID-19 depuis le début de la pandémie.

Le Royaume-Uni a en outre annoncé lundi soir le reconfinement de l’Angleterre jusqu’à mi-février pour lutter contre la propagation du nouveau variant du coronavirus, plus contagieux.

« Je crois que la poursuite des cas de COVID-19 et les élections de mardi en Géorgie ont secoué le marché », car les investisseurs sont incertains des résultats de cette double élection sénatoriale dans l’État de Géorgie (sud), a déclaré à l’AFP Quincy Krosby de Prudential.

« Il y a une inquiétude grandissante que les démocrates puissent gagner ces sièges », a ajouté l’analyste, ce qui permettrait au parti de Joe Biden de contrôler à la fois la Chambre des représentants et le Sénat. « Cela pourrait avoir des implications sur les impôts, les régulations sur le secteur de la technologie, des banques et de l’énergie ».

Jusqu’ici, a aussi souligné Chris Low de FNH Financial, les investisseurs « étaient bien contents que les élections aient abouti à un gouvernement divisé où rien de radical ne pouvait être voté », avec une cohabitation entre une Maison-Blanche et la Chambre démocrates et un Sénat contrôlé par les républicains.

« Mais les courtiers commencent à être nerveux face au risque qu’un parti ait la voie libre pour réaliser des choses », a-t-il ajouté.

Tous les secteurs du S&P 500, hormis l’énergie juste à l’équilibre, étaient en nette baisse, à commencer par l’immobilier (-3,29 %), les services et les titres industriels.

Boeing a reculé de 5,25 % après une mauvaise note d’un analyste. American Airlines (-4,06 %) et United Airlines (-3,75 %) ont suivi.

Au sein de la tech, c’est Apple qui a guidé la descente, terminant en chute de 2,47 %, suivi de Google (Alphabet) en repli de 1,35 % alors que le personnel du géant de la tech veut former un syndicat, une première parmi les grands groupes du secteur.

Amazon (-2,16 %), Microsoft (-2,13 %), Facebook (-1,54 %) ont tous nettement conclu dans le rouge.

Parmi les autres titres du jour, MGM Resorts International a plongé de 5,68 % après avoir fait une offre sur le groupe britannique de jeux, Entain, pour 8 milliards de livres, jugée trop faible par celui-ci.

La plateforme de streaming Roku a perdu 4,25 % alors qu’elle est en négociation pour racheter le catalogue de Quibi, le service de streaming de vidéos courtes lancé sans succès en avril en Amérique du Nord par Jeffrey Katzenberg, un ancien patron de Disney.

Le titre d’Herbalife (+3,95 %) a profité de la cession par Carl Icahn, son plus gros actionnaire jusqu’ici, pour environ 600 millions de dollars de ses parts dans le spécialiste américain des compléments alimentaires.