(New York et Toronto) La Bourse de New York a fini dans le rouge jeudi, poursuivant une semaine en dents de scie, dans un marché observant de près le regain de tensions entre les États-Unis et la Chine et la réouverture progressive de l’économie américaine.

Agence France-Presse et La Presse canadienne

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average a cédé 0,47 % à 24 474,12 points.  

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a perdu 0,97 % à 9284,88 points et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a lâché 0,78 % à 2948,51 points.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a reculé de 112,78 points pour terminer la journée à 14 884,85 points.

Les trois plus grands secteurs du parquet torontois ont reculé. Celui de l’énergie a cédé 2,2 %, celui des matériaux, près de 2,0 % et celui de la finance, 1,0 %.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 71,76 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 71,98 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a progressé de 43 cents US à 33,92 $ US le baril, tandis que celui de l’or a reculé de 30,20 $ US à 1721,90 $ US l’once. Le prix du cuivre a rendu 2,8 cents US à 2,43 $ US la livre.

La place new-yorkaise a terminé dans une direction différente chaque jour depuis le début de la semaine, signe de la forte volatilité qui l’anime.

« Les investisseurs cherchent juste à savoir quel va être le prochain catalyseur », explique Art Hogan de National, soulignant que la recrudescence des tensions sino-américaines pèse lourd sur le sentiment du marché.

Jeudi, Pékin a menacé Washington de « rétorsion » si le Congrès américain adoptait des sanctions contre la Chine pour sa responsabilité supposée dans la pandémie de COVID-19.

Des sénateurs républicains ont présenté mi-mai un projet de loi qui donnerait le pouvoir au président Donald Trump d’imposer des sanctions à la Chine si Pékin ne fournit pas de « compte-rendu complet » sur la pandémie, apparue fin 2019 à Wuhan.

Record pour Facebook

Les investisseurs ont par ailleurs pris connaissance jeudi de plusieurs indicateurs importants.

Plus de 2,43 millions d’Américains se sont nouvellement inscrits au chômage la semaine dernière, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail.

La première économie mondiale reste fortement affectée par les conséquences du brusque ralentissement de l’activité provoqué par le nouveau coronavirus.

Le nombre de nouveaux demandeurs d’allocation chômage est toutefois en baisse par rapport à la semaine précédente et n’a cessé de reculer depuis un pic à 6,8 millions de nouveaux chômeurs atteint fin mars.  

Par ailleurs, l’activité manufacturière de la région de Philadelphie est restée dans le rouge en mai pour le troisième mois d’affilée, toujours affectée par l’impact de la pandémie de COVID-19, mais s’est améliorée après le plongeon d’avril, selon l’indice de l’antenne locale de la Réserve fédérale américaine (Fed), également publié jeudi.

Au rang des valeurs, le titre de L Brands s’est envolé de 18,25 %. La société américaine a annoncé mercredi soir lors de la publication de ses résultats trimestriels envisager la fermeture permanente d’environ 250 magasins des marques de lingerie Victoria’s Secret et PINK en Amérique du Nord cette année.

La chaîne de magasins de biens électroniques Best Buy a reculé de 4,37 %. L’entreprise a fait part d’un recul de ses ventes à magasins comparables au premier trimestre 2020.

Expedia a reculé de 3,23 %. Le voyagiste, touché de plein fouet par les conséquences du coronavirus, a enregistré des pertes plus importantes que prévu entre janvier et mars.

Après avoir atteint son plus haut historique mercredi, l’action du géant du commerce en ligne Amazon a reculé de 2,03 %.  

Celle de Facebook a en revanche établi un nouveau record en prenant 0,62 %, à 231,39 dollars. Son patron Mark Zuckerberg a annoncé lors d’une conférence pour ses employés que la moitié du personnel du réseau social pourrait travailler de chez elle, de façon permanente, d’ici 5 à 10 ans.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait un peu, s’établissant à 0,6769 % contre 0,6801 % mercredi soir.