(New York) Le baril de pétrole coté à New York a fini en hausse pour la cinquième séance de suite mardi, s’envolant de plus de 20 % à la clôture, dans un marché espérant une hausse de la consommation d’or noir.

Agence France-Presse

Le cours du baril de WTI pour livraison en juin a grimpé de 4,17 dollars pour finir à 24,56 dollars.  

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, coté à Londres, est lui monté de près de 14 % ou 3,77 dollars, à 30,97 dollars.

« La réouverture de l’économie de plusieurs États américains va créer une hausse de la demande en essence », souligne John Kilduff d’Again Capital.  

Le président américain Donald Trump s’est d’ailleurs félicité, dans un tweet, de la montée des prix pétroliers mardi « avec le redémarrage de la demande. »

Les acteurs du marché se sont également montrés confiants sur le recul de la production d’or noir, au niveau mondial et aux États-Unis.  

Depuis vendredi et jusqu’à la fin juin, les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs principaux partenaires, réunis au sein de l’OPEP+, retirent du marché 9,7 millions de barils par jour (mbj) afin de stabiliser les prix.

Cette mesure exceptionnelle, devant être progressivement assouplie à partir de juillet, a pour but de soulager un marché asphyxié par une offre excédentaire et des stockages proches de la saturation avec la chute de la consommation liée à la pandémie de coronavirus.

Côté américain, les investisseurs attendent mercredi un rapport hebdomadaire très suivi de l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) sur les stocks de brut dans le pays.  

Si ces derniers devraient continuer d’augmenter, les analystes s’attendent à ce que leur progression ralentisse légèrement. Les spécialistes interrogés par l’agence Bloomberg tablent sur une hausse de 8,8 millions de barils, contre 9 millions la semaine précédente.

Les stocks du terminal de Cushing dans l’Oklahoma, qui servent de référence à la cotation du WTI à New York, seront particulièrement scrutés. Ils sont actuellement remplis à plus de 80 % de leur capacité totale.

La production américaine pourrait continuer de reculer après être déjà passée d’un niveau record de 13,1 millions de barils par jour (mbj) mi-mars à 12,1 mbj fin avril.

L’autorité régulant les extractions au Texas, premier État producteur aux États-Unis, a, pour sa part, indiqué lundi qu’elle n’imposerait pas de quotas de production après avoir mené de longs débats sur la question avec les professionnels du secteur.

Mais pour M. Kilduff, « les entreprises ont décidé d’elles-mêmes de réduire leur production, comme le prouve la chute du nombre de sites de forage actifs. »