(Londres) Les prix du pétrole ont limité légèrement leurs pertes lundi après les annonces de la Fed, avant de fléchir de nouveau, dans un contexte de guerre des prix entre Riyad et Moscou et de demande en berne à cause de la pandémie de coronavirus.

Agence France-Presse

Vers 11 h 30, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 25,83 dollars à Londres, en baisse de 4,26 % par rapport à la clôture de vendredi, après être temporairement monté à 26,70 dollars le baril.

À New York, le baril américain de WTI pour mai, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, perdait 1,68 %,  à 22,25 dollars, après avoir navigué un temps en terrain positif et touché 23,64 dollars.

La semaine passée, ce dernier avait chuté de près de 30 % quand le Brent avait perdu près de 20 % de sa valeur.

« La consommation mondiale de pétrole recule de plus en plus » sous l’effet des mesures prises pour endiguer la propagation fulgurante de COVID-19, avait rappelé plus tôt dans la journée Stephen Brennock, de PVM.

Pour contrer ce phénomène, la Banque centrale américaine (Fed) a annoncé lundi toute une série de mesures permettant à un large éventail d’entreprises d’accéder à de l’argent frais pour survivre aux « graves bouleversements » économiques provoqués par le nouveau coronavirus.

À la suite de cette annonce, les deux indices de référence se sont redressés, un mouvement vers le haut qui s’est assez vite essoufflé.  

« Les prix du pétrole sont de nouveau sous pression » lundi alors que « le bras de fer se poursuit entre l’Arabie saoudite et la Russie », a expliqué Naeem Aslam, d’Avatrade.

Les deuxième et troisième producteurs mondiaux sont engagés dans une guerre des prix après l’échec des négociations entre membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et alliés pour réguler l’offre d’or noir au début du mois à Vienne.

Si le président des États-Unis Donald Trump a proposé sa médiation jeudi, inquiété par des prix qui s’enfoncent sous le seuil de rentabilité des producteurs américains, les investisseurs « doutent » de sa capacité à ramener Riyad et Moscou à la raison, selon Edward Moya, de Oanda.