(Londres) Les cours du pétrole continuaient à tourner autour du prix de clôture de vendredi, dans un marché calme, mais toujours sensible à la propagation de l’épidémie de COVID-19, ses conséquences sur l’économie mondiale et la réaction concertée de l’OPEP.

Agence France-Presse

Vers 11 h 35, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 57,33 dollars à Londres, en hausse de 0,02 % par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour mars gagnait 0,13 %,  à 52,11 dollars.

Au cours de la semaine écoulée, le Brent a progressé de 5,3 % et le WTI de 3,4 %, marquant ainsi leur première hausse hebdomadaire depuis la semaine se terminant le 3 janvier.

« La volatilité et les volumes échangés sont faibles pour cause de jour férié aux États-Unis » en hommage à tous les présidents (President’s Day), a noté David Madden, de CMC Markets.

« Alors que les craintes autour du virus s’atténuent, le sentiment (positif) du marché est nourri par les espoirs d’une réponse du côté de l’offre de la part de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de leurs alliés », avait estimé plus tôt dans la journée Stephen Brennock, analyste de PVM.

Les membres de l’OPEP et leurs partenaires peinent pourtant à s’accorder sur une réaction conjointe adaptée au ralentissement attendu de la consommation chinoise, malgré la réunion « extraordinaire » de leur comité technique (JTC) il y a deux semaines.

Moscou fait attendre sa position, « mais les investisseurs tablent sur le fait que les Russes finiront par se rallier » aux coupes supplémentaires de production recommandées par le JTC, avait complété M. Brennock.

L’épidémie de COVID-19, qui frappe de plein fouet une Chine très gourmande en pétrole, a déstabilisé depuis le début de l’année le marché de l’or noir, déjà en situation de surplus.

Et elle continue de s’étendre : les autorités chinoises ont recensé lundi 1770 morts dans le pays depuis l’apparition de la pneumonie virale en décembre à Wuhan (centre), pour au moins 70 500 contaminés.