(New York) Wall Street a terminé proche de l’équilibre mardi, le NASDAQ et le S&P 500 atteignant au passage des niveaux inédits, à l’issue d’une séance marquée par l’audition du patron de la Réserve fédérale devant des parlementaires américains.

Agence France-Presse

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a cédé moins d’un point pour finir à 29 276,34 points.  

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a gagné 0,11 %, à 9638,94 points et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, est monté de 0,17 % pour terminer à 3357,75 points, les deux indices terminant à des records pour la deuxième séance de suite.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a clôturé en hausse de 36,54 points, à 17 777,11 points, après avoir progressé jusqu’à 17 822,15 points en cours de séance.

Sept des onze secteurs du parquet torontois ont avancé, en particulier ceux de la santé, de la consommation discrétionnaire et des matériaux. Les principaux reculs ont été ceux des groupes des biens de consommation de base et des télécommunications.

« Les courtiers avaient les yeux rivés sur le témoignage du président de la Fed (Jerome) Powell, mais il n’a pas fait d’annonce vraiment notable. C’est pourquoi les indices ont peu évolué aujourd’hui », juge Alan Skrainka de Cornerstone Wealth Management.

Le patron de la Fed s’est félicité de l’état de l’économie américaine et d’une politique monétaire adéquate. Il s’est toutefois une nouvelle fois attiré sur Twitter les foudres de Donald Trump, qui réclame une baisse des taux et accuse la Fed de freiner la croissance de la première économie mondiale.

Devant la Chambre des représentants, M. Powell a également évoqué les risques que fait courir le nouveau coronavirus, estimant que l’épidémie « pourrait entraîner des perturbations en Chine avec des répercussions sur le reste de l’économie mondiale ».

Sur la place new-yorkaise, les acteurs du marché ne semblent toutefois pas particulièrement préoccupés, le NASDAQ et le S&P 500 ayant clôturé mardi en hausse pour la sixième fois en sept séances.

« Il y a des inquiétudes au sujet du virus et de son impact sur la croissance mondiale. Mais en s’appuyant sur les expériences passées, je ne crois pas qu’il y ait de raison pour les investisseurs de paniquer ou d’agir de manière irrationnelle », indique M. Skrainka.

Le bilan de l’épidémie a franchi mardi la barre des 1000 morts, mais l’OMS a estimé qu’il y avait une « chance réaliste de stopper » la propagation du virus, bien que ce dernier reste une « grave menace » pour le monde, selon l’organisation.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait à 1,599 % aux alentours de 16 h 40, contre 1,570 % la veille à la clôture.  

Sprint monte à toute vitesse

Parmi les valeurs du jour, Sprint s’est envolé de 77,5 %. Un juge fédéral a approuvé mardi la fusion entre Sprint et T-Mobile (+11,8 %). Plusieurs procureurs généraux américains avaient, au nom de la concurrence, engagé des procédures pour bloquer la fusion, faisant valoir que cette opération pourrait faire monter les prix.

L’opérateur de télévision par satellite Dish Network a lui grimpé de 7,1 %. Le groupe né de la fusion Sprint/T-Mobile doit vendre à Dish les activités de téléphonie mobile prépayées et lui donner accès à au moins 20 000 antennes-relais et à des centaines de points de vente.

Under Armour a dégringolé de 18,9 %. L’équipementier sportif a revu à la baisse ses prévisions de bénéfices pour 2020 en raison de ventes en berne en Amérique du Nord, son principal marché, et de l’impact négatif de l’épidémie de coronavirus.

Le fabricant de jouets Hasbro a progressé de 1,0 % après avoir fait part de bénéfices trimestriels supérieurs aux attentes.

Slack a perdu 2,1 %. Lundi, un article de Business Insider avait affirmé que le spécialiste de la messagerie d’entreprises avait passé un important contrat avec IBM. Le titre de Slack avait alors bondi avant d’être suspendu peu avant la clôture.

Mais l’entreprise a par la suite précisé qu’IBM était son plus grand client depuis plusieurs années et avait étendu son utilisation de Slack avec le temps.

Boeing a cédé 0,07 %, son action s’affaissant après que le constructeur aéronautique, toujours embourbé dans la crise du 737 MAX, a indiqué n’avoir reçu aucune commande en janvier.

- Avec La Presse canadienne