(New York) La Bourse de New York a terminé sans direction franche mercredi, tiraillée entre les résultats trimestriels contrastés de grandes entreprises comme IBM ou Netflix alors que les investisseurs semblaient moins s’inquiéter de la propagation d’un virus mortel.

Agence France-Presse et La Presse canadienne

Son indice vedette, le Dow Jones, a reculé de 0,03 % pour clôturer à 29 186,27 points tandis que le NASDAQ, à forte coloration technologique, a grappillé 0,14 % pour finir à 9383,77 points.

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a gagné 0,03 % à 3321,75 points.

« Les marchés avaient été cueillis à froid (mardi) par les nouvelles informations autour de la propagation du coronavirus en Asie », rappelle Art Hogan de National Holdings. « Mais (mercredi) on a eu plus d’informations de la part des autorités chinoises sur la façon dont le virus pouvait être contenu, ce qui a semble-t-il rassuré les acteurs du marché, moins nerveux face à cette histoire », estime-t-il.  

Dans ce contexte, « ils se sont concentrés plus directement sur l’actualité des entreprises », ajoute-t-il. « Même si les indices terminent près de l’équilibre, il y a eu pas mal d’action sur le marché. »

Le groupe informatique IBM par exemple a grimpé de 3,39 % après avoir fait part d’une augmentation de son chiffre d’affaires au dernier trimestre 2019, après cinq trimestres consécutifs de baisse.  

Le groupe pharmaceutique et de produits d’hygiène Johnson and Johnson (JNJ) a en revanche reculé de 0,68 % après avoir annoncé des résultats annuels contrastés, en raison de la concurrence des génériques qui ont rogné les ventes de ses médicaments phares.

Le géant du streaming Netflix, confronté à une foule de nouveaux concurrents de l’envergure d’Apple et de Disney sur son principal marché, a lui baissé de 3,58 % après s’être montré prudent pour 2020.

Tesla vaut 100 milliards

United Continental, maison mère de la compagnie aérienne United Airlines, a dévoilé des résultats financiers 2019 meilleurs qu’attendu. Mais la compagnie a aussi indiqué avoir renoncé à faire voler le 737 MAX cet été, période cruciale pour les grands déplacements des vacances, dans la mesure où Boeing ne pense pas pouvoir obtenir la levée de l’interdiction de vol de l’appareil avant mi-2020. Le titre a reculé de 2,86 %.

David Calhoun, le directeur général de Boeing (-1,39 %), a pour sa part écarté mercredi un possible abandon du 737 MAX et indiqué que la production de cet avion, cloué au sol à travers le monde depuis mi-mars après deux accidents ayant fait 346 morts, allait reprendre « quelques mois » avant mi-2020.

La séance a par ailleurs été marquée par Tesla (+4,09 %), qui a pour la première fois mercredi dépassé le seuil symbolique de 100 milliards de dollars de capitalisation boursière.

Le constructeur de véhicules électriques, dont la valeur en Bourse dépassait déjà les valeurs cumulées de Ford (-0,54 %) et General Motors (-0,22 %), surclasse aussi maintenant le groupe allemand Volkswagen.

Intel est monté de 3,60 % après avoir annoncé la nomination à la présidence de son conseil d’administration d’Omar Ishrak, le PDG de Medtronic, une société spécialisée dans les technologies médicales.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine a légèrement reculé, évoluant vers 16 h 30 HE à 1,766 % contre 1,774 % mardi à la clôture.

La Bourse de Toronto clôture en hausse

La Bourse de Toronto a renoué mercredi avec la croissance, clôturant à un sommet record après que la Banque du Canada a indiqué être ouverte à une baisse des taux d’intérêt.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a gagné 27,58 points pour terminer la journée avec 17 599,86 points, après avoir grimpé au cours de la séance jusqu’à 17 666,45 points – ce qui constituait aussi un record.

Sept des onze secteurs du TSX ont avancé mercredi, ceux des télécommunications et de la santé en tête avec des gains respectifs de 1,16 % et 0,97 %. Le recul le plus prononcé a été celui du groupe de l’énergie, qui a lâché 0,78 %.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 76,24 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 76,53 cents US de la veille. La banque centrale a estimé mercredi que l’économie canadienne progresserait de 1,6 % cette année, une prévision en baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport à sa projection d’octobre.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a perdu 1,64 $US à 56,74 $US le baril, tandis que celui de l’or a cédé 1,20 $US à 1556,70 $US l’once. Le prix du cuivre s’est pour sa part départi de 2,85 cents US à 2,765 $US l’once.