(New York) Wall Street a terminé en hausse mercredi, soutenue par la signature, sans grande surprise, de l’accord commercial partiel entre Washington et Pékin, et une salve de résultats d’entreprises de bonne tenue.

Agence France-Presse

Son indice vedette, le Dow Jones, s’est apprécié de 0,31 % pour finir à 29 030,22 points, clôturant pour la première fois au-dessus du seuil symbolique des 29 000 points.  

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, s’est apprécié de 0,08 %, à 9258,70 points.  

L’indice S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises cotés à Wall Street, est monté de 0,19 % à 3289,20 pour finir, comme le Dow Jones, à un niveau inédit.  

Les indices ont nettement grimpé à l’approche de la signature à la Maison-Blanche par le président américain Donald Trump et le vice-premier ministre chinois Liu He de la première phase d’un accord commercial, avant de perdre du terrain en fin de séance.  

Le texte de 94 pages est censé apporter une trêve à la guerre commerciale qui mine l’économie mondiale depuis son déclenchement par le président américain au printemps 2018.  

La réaction du marché à son officialisation est restée modérée, car « les indices ont déjà beaucoup grimpé depuis mi-octobre », estime Patrick O’Hare, de Briefing. « La valeur des entreprises en Bourse continue à monter, mais avec un peu de plus de ralentisseurs sur la route », avance-t-il.  

La Chine s’est notamment engagée à acheter pour 200 milliards de dollars de produits américains supplémentaires au cours des deux prochaines années. L’accord contient également des dispositions relatives à la protection de la propriété intellectuelle et aux conditions de transfert de technologies, autres grandes exigences des États-Unis.  

Les droits de douane punitifs qui frappent actuellement plus de 370 milliards de dollars de produits chinois seront maintenus tant que la phase 2 de l’accord ne sera pas signé, a toutefois rappelé M. Trump.  

Déception de Target

Plusieurs grandes entreprises ont par ailleurs dévoilé leurs résultats avant l’ouverture, l’assureur UnitedHealth (+2,83 %), le gestionnaire d’actifs BlackRock (+2,30 %) et Bank of America (-1,84 %) dépassant les prévisions.  

Si le titre de l’établissement financier recule, c’est probablement, car ses bons résultats ont déjà été intégrés, estime Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services en soulignant qu’il a déjà progressé de 30 % en Bourse au cours de l’année passée.

Les chiffres de Goldman Sachs (-0,18 %) étaient plus mitigés avec une chute du bénéfice net de 26 %.  

Sur le marché obligataire, le taux sur la dette à 10 ans des États-Unis reculait vers 21 h 20 GMT à 1,78 %, contre 1,82 % mardi à la clôture.

La chaîne de supermarchés Target (-6,59 %) a, pour sa part, surpris en faisant part d’une augmentation de ses ventes de seulement 1,4 % en novembre et décembre.

Or « Target fait partie des quelques grands magasins qui semblaient encore immunisés contre Amazon », relève M. Volokhine. « Avec cette déception se concrétise l’idée qu’il y a de moins en moins de vainqueurs dans le secteur de la distribution ».  

Walmart a reculé de 0,77 %, Best Buy de 1,71 %.

Apple a lâché 0,43 %. Le géant de l’informatique est engagé dans une passe d’armes avec le gouvernement américain sur la question de l’accès aux données cryptées des smartphones à la pomme dans des enquêtes criminelles. L’administration réclame à Apple l’accès aux deux iPhone du tireur qui a attaqué en décembre la base aéronavale de Pensacola, en Floride, et que les enquêteurs ne parviennent pas à débloquer.

Beyond Meat a chuté de 8,52 %. L’entreprise en démarrage vegan a annoncé mardi soir avoir renforcé son partenariat pour trois ans avec un de ses fournisseurs clés, le groupe français Roquette qui lui vend des protéines de pois. Mais l’action était affectée par l’abaissement de la recommandation d’un analyste de Bernstein.