(New York) Les prix du pétrole ont terminé en hausse mardi, rebondissant après cinq séances consécutives de baisse et à la veille de la signature d’un accord commercial entre les États-Unis et la Chine.  

Agence France-Presse

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars s’est apprécié de 29 cents, ou 0,5 %, pour clôturer à 64,49 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour février a gagné 15 cents, ou 0,3 %, pour finir à 58,23 dollars.

Rebond technique et espoir des investisseurs

Les cours du brut ont surtout profité, selon John Kilduff, d’Again Capital, d’un rebond technique alors que les prix se sont nettement repliés au cours des cinq dernières séances et que le prix du WTI se rapprochait de sa moyenne des 200 derniers jours.  

Mais les investisseurs continuent aussi, selon lui, à espérer que l’apaisement commercial entre les États-Unis et la Chine, qui devrait se concrétiser mercredi par la signature d’un accord commercial partiel à Washington, permette à l’économie mondiale de repartir plus vigoureusement de l’avant et d’entraîner avec elle la demande en énergie.  

Par ailleurs, indique le spécialiste, « selon certaines rumeurs, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires pourraient repousser à juin leur prochaine réunion » sur l’accord les engageant à limiter leur production.  

« Cela signifierait que les coupes sur lesquelles ils se sont mis d’accord en décembre seraient automatiquement prolongées jusque là », souligne M. Kilduff.  

Ces pays sont censés, pour l’instant, se retrouver à Vienne les 5 et 6 mars pour statuer sur l’accord de réduction volontaire de leur production d’or noir destiné à équilibrer le marché et à soutenir les prix.

Prévisions en hausse

Autre facteur pouvant participer à la hausse des cours mardi : l’agence américaine d’informations sur l’Énergie (EIA) a révisé à la hausse dans un rapport mensuel ses prévisions sur les prix du Brent en du WTI en 2020, désormais attendus à respectivement environ 65 dollars et 59 dollars en moyenne sur l’année.

Les acteurs du marché continuent, par ailleurs, à surveiller la situation au Moyen-Orient, une escalade soudaine des tensions entre Washington et Téhéran suivie d’un apaisement tout aussi rapide ayant vivement secoué la semaine passée les cours de l’or noir.

Ils scruteront aussi mercredi les chiffres hebdomadaires de l’EIA sur les réserves de produits pétroliers aux États-Unis.

Selon la médiane d’un consensus établi par l’agence Bloomberg, les analystes s’attendent à une hausse des stocks de brut de 1,1 million de barils, à une hausse de 3,3 millions de barils pour ceux d’essence et à une augmentation de 1,7 million pour les autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole), pour la semaine achevée le 10 janvier.