(New York, Toronto) La Bourse de New York a fini proche de l’équilibre mercredi dans un marché s’interrogeant sur l’avenir du plan de relance, voté en début de semaine par le Congrès américain, après son rejet par Donald Trump.

Agence France-Presse, La Presse Canadienne

L’indice des valeurs vedettes, le Dow Jones Industrial Average, a pris 0,38 % à 30 129,83 points et l’indice élargi S&P 500 a grappillé 0,07 % à 3690,01 points.  

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a en revanche cédé 0,29 % à 12 771,11 points.

Le principal indice boursier du Canada a pour sa part clôturé à la hausse tandis que le huard gagnait du terrain par rapport au dollar américain et que la hausse des prix du pétrole et des métaux contribuait à une progression des secteurs de l’énergie et des mines.

L’indice composite S&P/TSX a gagné 41,11 points, à 17 593,57. Le dollar canadien s’est échangé à 77,78 cents US, comparativement à 77,47 cents US mardi.

Donald Trump a rejeté mardi soir les mesures de quelque 900 milliards de dollars adoptées la veille par les parlementaires démocrates et républicains après des mois de blocage, en les qualifiant de « honte » et en réclamant une augmentation du montant des chèques envoyés aux familles, actuellement d’un montant maximum de 600 dollars.

Mercredi, le président sortant des États-Unis a mis son veto au budget de la défense du pays et pourrait en faire de même pour le plan de relance.

Les deux chambres du Congrès ont toutefois la possibilité de passer outre un veto présidentiel en revotant un texte à la majorité qualifiée.

Art Hogan, de National Holdings, estime d’ailleurs que « les investisseurs pensent qu’il y aura un plan de relance et ne voient pas la manœuvre de Trump de la nuit dernière comme une tentative de tuer le projet de loi. »

« Après quatre ans d’expérience, les investisseurs ont pris l’habitude d’observer ce qu’il fait et non pas ce qu’il dit », poursuit M. Hogan.

Si le texte était amendé conformément aux souhaits exprimés par l’actuel locataire de la Maison-Blanche, il serait d’ailleurs encore plus apprécié du marché, car il fournirait une aide plus conséquente aux Américains fragilisés par la pandémie, estime l’expert.

Wall Street a aussi digéré mercredi une salve d’indicateurs américains.

Les inscriptions au chômage ont fortement baissé aux États-Unis la semaine dernière (-89 000 personnes) après deux semaines de hausse provoquée par les nouvelles restrictions pour contenir la vague d’infections par la COVID-19, selon les données du département du Travail.

Les revenus et dépenses des ménages ont eux reculé en novembre de 1,1 %, soit plus qu’attendu, a annoncé le département du Commerce.

Les ventes de maisons neuves ont, pour leur part, connu une forte baisse (-11 %) en novembre, selon les chiffres du département du Commerce.

Parmi les valeurs du jour, Pfizer (+1,91 %) s’est apprécié. Les États-unis ont acheté 100 millions de doses supplémentaires du vaccin contre la COVID-19 développé par le laboratoire américain, en partenariat avec la biotech allemande BioNTech (-0,50 %), pour livraison d’ici juillet, a annoncé mercredi le Pentagone.