(New York) La Bourse de New York a poursuivi sa progression jeudi sur l’espoir d’un accord sur un plan de relance américain, ses trois principaux indices terminant sur des records.

Agence France-Presse

Selon des résultats définitifs, l’indice des valeurs vedettes Dow Jones a conclu à 30 303,37 points, en hausse de 0,49 %, dépassant son record du 4 décembre.

Le NASDAQ, à coloration technologique, a inscrit un troisième record quotidien d’affilée à 12 764,75 points, grâce à une hausse de 0,84 % et l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,58 % à 3722,48 points, affichant aussi un plus haut.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a pris 85,52 points pour terminer la séance avec 17 652,94 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 78,63 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 78,41 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a pris 54 cents US à 48,54 $ US le baril, tandis que celui de l’or a avancé de 31,30 $ US à 1890,40 $ US l’once. Le prix du cuivre a pour sa part bondi de 4,25 cents US à 3,60 $ US la livre.

« Le marché est à la hausse essentiellement à cause du stimulus. La perspective d’obtenir un accord de relance d’ici la fin de cette semaine aide le marché », a résumé Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.

Les élus du Congrès américain sont engagés dans des négociations marathons pour parvenir à un compromis sur de nouvelles mesures d’aide pour les compagnies et les foyers américains frappés par la récession.

Les parlementaires démocrates et républicains tentent de s’accorder avant Noël sur une version commune de la proposition de 908 milliards de dollars mise en place par un groupe d’élu bipartite.

L’annonce de nombreuses nouvelles inscriptions au chômage, 885 000 en une semaine, au plus haut depuis septembre, n’a guère troublé l’élan des investisseurs.

« Nous avons eu des nouvelles macro qui n’étaient pas si bonnes, avec les nouvelles demandes de chômage en hausse », souligne Peter Cardillo.

L’autre facteur qui sourit aux marchés : la Banque centrale américaine (Fed) et son président Jérôme Powell ont montré mercredi que la politique monétaire restait accommodante avec des taux au jour le jour pratiquement à zéro, promis jusqu’en 2023.

Sur le front de la lutte contre la pandémie, une semaine après avoir recommandé l’autorisation d’un premier vaccin contre la COVID-19, l’autorité sanitaire américaine, la FDA, se réunissait jeudi pour évaluer le remède développé par la société américaine Moderna.  

Les premières injections sont attendues dès la semaine prochaine.

En Europe, l’autorisation du vaccin de Moderna devrait être examinée le 6 janvier.

Le titre des laboratoires Moderna a grimpé de 5,09 % tandis que Pfizer, dont le vaccin a été administré aux premiers Américains cette semaine, a avancé de 0,49 %.

Presque tous les secteurs du S&P 500 étaient dans le vert, celui de l’immobilier (+1,21 %) et des matériaux (+1,18 %) en tête. Le département du Commerce a publié un bon indicateur des mises en chantier de logements neufs aux États-Unis.  

Elles ont augmenté de 1,2 % en novembre, une hausse-surprise qui confirme la bonne santé du secteur immobilier alimentée par des taux d’intérêt quasi nuls.

Parmi les actions du jour, Twitter, en verve la veille, a poursuivi sa hausse (+1,18 %). Google (Alphabet), qui fait l’objet d’une troisième plainte de la part d’États pour pratiques anticoncurrentielles, a perdu 0,86 %.

L’ascension de Tesla, qui doit faire son entrée officielle au S&P 500 lundi, était irrésistible. Le titre du constructeur de voitures électriques haut de gamme a fini en hausse de 5,32 % à 655,90 dollars, un nouveau record.

– Avec La Presse Canadienne