(New York) La Bourse de New York a terminé en forte hausse mardi, inscrivant un nouveau record pour le NASDAQ, en raison des espoirs suscités par un potentiel accord au Congrès sur un plan de soutien économique aux Américains.

Agence France-Presse

Selon des résultats définitifs, le Dow Jones a gagné 1,13 % à 30 199,31 points et le NASDAQ, à dominante technologique, s’est apprécié de 1,25 % à 12 595,06 points, affichant un nouveau record de douze points supérieur à son précédent, atteint le 8 décembre. L’indice élargi S&P 500 a avancé de 1,29 % à 3694,62 points.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a gagné 119,08 points pour terminer la journée à 17 506,48 points.

Neuf des onze secteurs du parquet torontois ont progressé mardi, en particulier ceux de la santé, des matériaux, de la consommation discrétionnaire et de l’immobilier.

À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a pris 337,76 points à 30 199,31 points, tandis que l’indice élargi S&P 500 a avancé de 47,13 points à 3694,62 points. L’indice composé du NASDAQ s’est emparé de 155,02 points à 12 595,06 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 78,60 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 78,39 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a grimpé de 63 cents US à 47,62 $ US le baril, pendant que celui de l’or a pris 23,20 $ US à 1855,30 $ US l’once. Le prix du cuivre a pour sa part progressé de 1,8 cent US à 3,54 $ US la livre.

« Les négociations fiscales aux États-Unis sont à nouveau au centre des préoccupations avec un regain d’espoir pour un projet de loi sur les dépenses d’ici la fin de l’année, ce qui ravive l’appétit pour le risque ici aujourd’hui », a observé Candice Bangsund, gestionnaire de portefeuille chez Fiera Capital.

Un plan de 908 milliards US est divisé en deux, avec 748 milliards US de mesures bénéficiant d’un soutien bipartisan qui seront probablement adoptés cette semaine.

« Les investisseurs sont de plus en plus optimistes quant à l’adoption d’un programme d’aide à court terme, ce qui, il y a quelques semaines, ne semblait même pas envisageable. Alors cela contribue manifestement à stimuler les marchés boursiers à l’échelle mondiale », a précisé Mme Bangsund lors d’une entrevue.

L’optimisme est également soutenu par le début de la vaccination contre la COVID-19 aux États-Unis, qui aide à contrebalancer les craintes d’une augmentation des infections et des décès, qui accentuent la menace de nouveaux confinements.

Non seulement les vaccinations ont commencé, mais la Food and Drug Administration a indiqué mardi que les données sur le vaccin contre la COVID de Moderna répondaient aux attentes en matière d’utilisation d’urgence. L’approbation de la FDA ajouterait une deuxième option de vaccin, après celle pour le vaccin de Pfizer. Plusieurs autres possibilités demeurent.

Les nouvelles sur les vaccins « renforcent cet espoir d’un retour rapide à la normale l’année prochaine », a souligné Mme Bangsund.

Wall Street repart

Après quatre séances mitigées d’affilée, Wall Street est repartie de l’avant, gagnant confiance à la fois avec le déploiement des vaccins contre le coronavirus et sur la perspective d’un accord au Congrès pour une aide économique mesurée aux Américains.

Les investisseurs « continuent à avoir aussi de l’espoir vis-à-vis de la conclusion d’un accord post-Brexit » entre le Royaume-Uni et l’Union européenne « ainsi que sur un plan de soutien économique aux États-Unis, mais ces accords sont encore insaisissables », ont souligné les analystes de Schwab.

Un groupe d’élus bipartite au Congrès a proposé un projet de loi partiel de 748 milliards de dollars, moins que précédemment, mais qui évite certains points de friction entre républicains et démocrates sur les conditions des aides aux collectivités locales et la protection juridique des entreprises.

Sur le front des données économiques, deux indicateurs ont montré que la progression de l’activité manufacturière de la première économie mondiale marquait le pas.

C’est le cas dans la région très industrielle de New York, où l’indice d’activité manufacturière Empire State n’a avancé que de 4,9 points en décembre contre 6,3 le mois d’avant.

C’est aussi celui de la production industrielle qui, en novembre dans l’ensemble du pays, marque une avancée de 0,4 % contre +0,9 % en octobre.

Le marché était aussi attentif à la Fed, qui a débuté une réunion monétaire de deux jours.

La banque centrale, qui publiera de nouvelles prévisions économiques mercredi, devrait continuer à promettre son entier soutien au système financier.

Parmi les valeurs du jour, Apple a conclu en forte hausse (+5,01 %) après des informations selon lesquelles le fabricant d’iPhone augmenterait fortement sa production au premier semestre 2021.

Les nouvelles venues à la Bourse, Airbnb (-4,00 %) et DoorDash (-0,81 %), ont un peu dégonflé. Les marchés attendent également cette semaine le baptême boursier d’une autre licorne tech, Wish, une plateforme de ventes en ligne qui se veut l’Amazon du rabais.

Pfizer a perdu du terrain (-1,25 %) malgré le début des immunisations contre la COVID-19 aux États-Unis avec son vaccin. Celui de son rival Moderna (-5,06 %) attend un feu vert imminent sur le territoire américain et devrait arriver au Canada « avant la fin décembre », a indiqué mardi le premier ministre canadien Justin Trudeau.

Les titres des compagnies aériennes ont repris de la vigueur, alors qu’elles pourraient bénéficier d’une nouvelle aide du gouvernement, négociée au Congrès, pour faire face à la chute d’activité liée à la COVID-19. American Airlines a terminé en hausse de 1,86 % et United Airlines de +1,58 %.

Sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans sur les bons du Trésor remontait à 0,9080 % contre 0,8931 % la veille.

– Avec La Presse Canadienne